14 juillet. Le soir du 14 juillet 1789, Louis XVI, rentrant de la chasse, déçu, ouvrit sont journal, et écrivit cet unique mot : « Rien ». Le soir, un valet venait le réveiller en lui disant : - Sire ! Les parisiens ont pris la Bastille ! - Pris la Bastille ? Mais… pour quoi faire ?... C’est une révolte ? - Non sire. C’est une révolution." Voilà pourquoi il ne faut jamais sous-estimer ce simple mot de quatre lettres. Rien, ça peut vouloir dire beaucoup de choses. Je dis ça parce que cet article est un article sur rien. Un Madame Bovary des blog. Avant d’écrire Madame Bovary, Flaubert a dit « Je veux faire un livre sur rien ». Bon, on peut se demander ce qu’est rien. Et puis ça parle de Emma Bovary, ce n’est pas rien. Mon article est-il vraiment sur rien ? Je ne sais pas. Non, je ne pense pas, en fait. C’est un article court pour remercier. Pour vous remercier. Toutes et tous, d’être toujours là, à venir aussi nombreux et régulièrement. 1272 visites en six semaines. Je n’espérais pas ça à la création de ce blog. Je me voyais bien avec mes quinze visites par semaines ; je me disais que j’arrêterai tout si ça ne se passait pas bien. Tout cela a été bien au-delà de mes espérances. Je suis satisfait du rendement de cette page. Je sais que j’ai des habitués qui se reconnaîtront, certains que je connais, d’autres non, certains dont je ne fais que percevoir l’existence à travers quatre simples chiffres qui augmentent à une vitesse régulière chaque jour. Merci à vous. Merci, vraiment. Ce blog est le blog de l’extérieur. De mon environnement. J’y écris mes goûts, mes passions pour certains livres ou auteurs, des réflexions - sans prétention - comme celle sur le peuple juif, ou l’article intitulé Bonjour tristesse…- des réactions sur des films, des textes en vers ou en prose. J’y mets tout ce qui fait mon environnement. Et c’est la raison pour laquelle j’ai un véritable problème avec la pudeur. Parce que cet environnement, je le choisis. Je choisis ces livres et ces films, et ces textes que j’écris, même s’ils décorent mon quotidien, sortent de mon intérieur. C’est donc à travers tout cela que vous me connaissez, que vous décryptez qui je suis. C’est difficile. Alors parfois, je me demande pourquoi je fais tout ça. Pourquoi je m’amuse à écrire ces courts textes, à colorer certains mots en rouge ou certaines expressions en blanc, à ajouter des images plus ou moins représentatives du texte, et à mettre tout ça en ligne sur cette page. Je me demande à quoi tout ça peut bien servir. Ça ne m’a rien apporté. A part quelques satisfactions. Mais dans cette vie où rien ne nous est permis, où l’on est enfermé dans une prison où les mots « plaisir » et « bonheur » n’existent pas, quelques simples satisfactions, même infimes, ne se refusent pas. Malgré les quelques emmerdes que j’ai récoltées avec ça, je suis tout de même satisfait. Je ne le regrette pas ; ça fait bizarre : c’est la première fois que je ne regrette pas une chose que j’ai faite ou pas faite. Mais là, je quitte cet entourage, ce monde extérieur pour venir à l’intérieur de moi. Il ne faut pas. Pas ici. Pas sur ce blog. C’est pour ça - parce que je n’arrive pas à me mettre les bornes de ma peau, parce que je suis satisfait de ce blog - que j’ai décidé d'en créer un autre. Un blog sur lequel je pourrai être moins pudique parce que livrer ce qui est à l’intérieur de moi. Bonjour Tristesse…, le blog de l’extérieur, de l’environnement, et Nuits et insomnies… pour l’intérieur. Ca peut paraître bizarre. Surtout pour la pudeur. Mais bon… Je sais que les textes de ce nouveau blog seront tellement obscurs, tellement opaques, que je n’aurai pas besoin de ma pudeur. Voici le lien vers Nuits et insomnies : http://motsnouveaux.skynetblogs.be Il y a aussi un lien dans le cadre intitulé Nuits et insomnies, en bas à droite, dans les rubriques permanentes. 
Je voulais également vous dire que j’ai décidé d’activer les commentaires pour tous les articles de ce blog, ainsi que pour les articles du nouveau. Merci, si vous en laissez, d’écrire correctement, en éliminant les fautes d’orthographe évitables, et bannissant le langage « sms ». Je vous rappelle aussi que les propos injurieux, racistes ou dégradants pour n’importe quelle personne qu’elle soit, sont interdits. Je me réserve le droit de supprimer des commentaires, pour les raisons précédentes, ou s’ils sont écris en langage sms ou en abrégé. Mais n’hésitez pas à laisser aussi l’adresse de votre blog : j’irai y faire un tour et les autres personnes lisant vos commentaires le visiteront aussi. 
Vous avez été tellement nombreux et nombreuses à lire Bonjour Tristesse…, j’espère que vous le serez encore, parce que ce blog continue encore et toujours. Cet article en est la preuve. Je sais qu’un jour j’arrêterai. Et ce jour-là, je vous le dirai clairement, en envoyant une jolie carte postale dans laquelle je dirai que c’est la dernière fois que je vous parle. Mais on en n’est pas là. Ces deux blog vont être menés de front, parce qu’ils n’ont pas la même fonction. Pour simplifier : Bonjour Tristesse…, c’est pour l’extérieur, et Nuits et insomnies…, c’est pour l’intérieur. Merci à toutes et à tous. |