Bon. J’ai longtemps hésité avant de mettre ce texte en ligne. J’ai longtemps hésité par pudeur. Parce que justement ce texte n’est pas autobiographique, j’ai peur que l’on le prenne comme tel quand même. Je le dis, donc : Ce texte n’est pas autobiographique ! Ce n’est pas parce que le narrateur parle à la première personne que ça l’est. Voilà. C’est peut être le dernier texte de la série « Vivre ». Mais bon… déjà avec le précédent j’avais dit ça. Les autres sont bien trop personnels. Voilà. Je sais pas ce que ça vaut. Il faudrait les mettre en musique, tous ces textes en vers.  Mourir pour s’aimer (d.m.) Il parait que ce monde va mourir Et il parait que nous allons souffrir Qu’il n’y a plus de place pour la vie Parce qu’ici je sais que tout est fini On n’a rien fait de mal… On n’a rien fait de mal… La vie nous donne le cadeau de nous De nous aimer juste pour espérer J’aurais aimé vivre pour te toucher T’aimer et voir le monde sans dégoût Un monde bleu qui nous tournait le dos Et nous la haine nous faisait défaut Des âmes trop belles pour vivre ici Nous, les seuls innocents de notre vie Et tous les deux nous partirons ensemble Vers un ailleurs où nous vivrons nos nuits Le paradis laissera le silence Sceller cet amour né de notre vie Avoir l’espoir d’une vie dans l’ailleurs En croyant que la mort sera meilleure Dieu n’existe pas tu le savais, toi Juste espérer que notre âme vivra Tu sais, j’aurais aimé savoir trahir La mort qui nous guettait dans notre amour La mort qui nous unira dans nos jours A deux, nous n’étions qu’un à voir le pire Et tous les deux nous partirons ensemble Vers un ailleurs où nous vivrons nos nuits Le paradis laissera le silence Sceller cet amour né de notre vie 
Voilà. C’est tout. Ce texte n’est pas autobiographique. Malheureusement peut-être. Je sais pas. C’est simplement une histoire, un sentiment raconté à la première personne. C’est tout. C’est beaucoup plus facile d’écrire à la première personne je trouve. Et c’est plus sincère. Comment entrer dans les sentiments d’un « il ». Il y a forcément une tromperie quelque part. Surtout pour les vers. Dans la prose, le point de vue omniscient peut-être agréable à écrire et plaisant à lire, mais pour les vers. C’est moins sûr. Par exemple, pour L’espérance de l’ailleurs (le texte avec la petite fée), même si j’ai reçu de très nombreux mail à propos de ce texte (et je remercie au passage ceux qui l’ont fait - et ils ont été nombreux - et en particulier - si je me souviens bien, signalez-moi mes erreurs - Casse-Bonbon, Angie, et Sarah, malgré le quiproquo (!)), je trouve que l’utilisation de la troisième personne éloigne du personnage de la fille qui a décidé de mourir. Mais bon… Il a été écrit comme ça, au feeling. Celui-ci, je me suis davantage appliqué pour faire ressentir quelque chose. Un « je » qui n’est pas forcément celui du narrateur, et encore moins celui de l’auteur. Il peut être celui du lecteur qui s’identifie à ce narrateur. Voilà. Je ne vais pas vous saouler davantage avec les parties techniques, les parties formelles. Surtout que j’y connais pas grand-chose. Le fond. Je vais pas expliquer le fond. Je déteste ça. A l’école, au lycée, j'avais horreur des explications de texte. Ca enlevait toute la magie. Ca parle simplement de l’action de la mort sur l’amour. Oui. La mort cristallise l’amour. Mourir quand on aime, c’est aimer à jamais. C’est ne pas mettre de fin à l’histoire, c’est continuer à lire un livre qui ne s’arrête jamais. Voilà. C’est tout. Parce que dans les histoires qui se sont terminées, il y en a toujours un qui oubli et l’autre qui souffre. Et quelques années après, on y repense… Je parlerai de cela dans un prochain article qui parlera d’un livre de Christine Orban. Voilà. Je vous laisse avec ce Mourir pour s’aimer. Extrayez-vous de cette société. Osez aimer jusqu’à la fin. Je ne dis pas qu’il faut vous tuer à la Roméo et Juliette. Mais osez vivre. Tant qu’on y est, rendons hommage à ces gens qui ont osé tout plaquer pour vivre leur passion. J’admire ces gens… Et encore merci à toutes à tous de venir si nombreux voir cette page chiante et inutile. Merci aux habitué(e)s. Merci aux ami(e)s, aux potes, aux connaissances de la vie réelle, merci à celles et ceux qui me lisent et - depuis - m’ont contacté via Internet, et merci à tout ceux dont je ne fais que percevoir l’existence grâce à maintenant quatre chiffres qui augmentent lentement, mais sûrement, jour après jour. Merci à vous. Et rappelez-vous qu’on « n’a rien fait de mal », mais qu’il faut saigner encore et toujours pour le moindre petit morceau de plaisir, la moindre miette de bonheur. Tout se paye. Et très cher. La souffrance est omniprésente, inévitable, éternelle, accaparante. Pour tout, dans tout, tout le temps. Le temps n’existe pas dans la souffrance. Il ne guérit de rien. Il enfouit parfois quelque tristesse, quelque chagrin, pour mieux les faire ressortir ensuite. Le temps est un faux ami. Un traître. Sauf pour ceux qui ne méritent pas leur bonheur. Parce qu’ils se foutent de l’amitié. Parce qu’ils se foutent des sentiments. Par égoïsme peut-être. Parce qu’ils ont - pourquoi pas - raison. Ils veulent vivre pour eux. Je ne sais pas faire ça. On n’a rien fait de mal, mais pourtant, il faut souffrir pour tout. On n’a rien fait de mal, mais pour sourire, il faut accepter de prendre des rides aux coins des lèvres, aux coins des yeux, au cœur de l’âme. On n’a rien fait de mal, mais pour être aimé, il faut du hasard, et c’est tout. On n’a jamais ce qu’on veut. Enfin, rappelez-vous qu’il faut prendre ces moments heureux et les vivre. Oui. Les vivre. Les prendre comme on aime une fille ou un garçon. Parce qu’ils sont rares. Et ils masquent les chagrins. Les moments de bonheur, plus ils sont rares, plus on les savoure, plus on parvient à les vivre, plus on oublie un peu notre tristesse. Mais je dois être un peu maso : je trouve la tristesse tellement belle… la quitter serait une déchirure qui ne me rendrait pas heureux. C’est un gouffre sans fin. On ne peut rien contre ce genre de maladie chronique. 
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