Bonjour Tristesse...
Des mots et des idées. Et c'est tout. Vous présenter des choses que j'ai aimées, que j'ai écrites. Rien de bien ambitieux, peut-être un peu d'outrecuidance. C'est tout. Seulement en apparence. Parce que la vie est sale. C'est une tristesse éternelle. Parce que l'Homme est parfois assez fou pour préférer goûter pendant la totalité son existence, de son temps, et même après, à la souffrance causée par les sentiments, plutôt que tenter d'entrevoir un possible bonheur. Il est normal de vouloir vivre avant de survivre. Parce que les sentiments et la raison forment une ambivalence qui détruit l'âme humaine, décéption après décéption, instant après instant, dans la nuit...
Il me restera (JJG)
Il me restera de la lumière / Il me restera de l’eau, du vent / Des rêveries sucrées, d’autres amères / Et le mal au cœur de temps en temps / Il me restera des souvenirs / Des visages et des voix et des rires / Il me restera du temps qui passe / Et la vie, celle qui fait mourir // Il me restera ces choses qu’on amasse / Sans y penser, sans compter, sans savoir / Quand on vit fort, on vit sans mémoire / Mais elle prend des photos sans qu’on sache
Guitare...
Une lumière bleue qui vient lentement. Une fumée qui se lève, au dessus de nos pas si lourds, dans la nuit, sur le béton. Plus rien ne bouge quand c'est l'heure bleue. Il est tard, ce soir. C'est presque demain. Plus que quelques heures... Et puis, une montée de guitare, une étincelle qui s'allume doucement, là-bas, au fond de la scène, un son qui monte, et une étincelle dans la nuit, qui scrute les âmes qui attendent. Un accord et tout va sauter...
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08-07-2006 Poésie et paroles de chansons
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Bon. J’ai longtemps hésité avant de mettre ce texte en ligne. J’ai longtemps hésité par pudeur. Parce que justement ce texte n’est pas autobiographique, j’ai peur que l’on le prenne comme tel quand même. Je le dis, donc : Ce texte n’est pas autobiographique ! Ce n’est pas parce que le narrateur parle à la première personne que ça l’est. Voilà. C’est peut être le dernier texte de la série « Vivre ». Mais bon… déjà avec le précédent j’avais dit ça. Les autres sont bien trop personnels. Voilà. Je sais pas ce que ça vaut. Il faudrait les mettre en musique, tous ces textes en vers.

Mourir pour s’aimer (d.m.)

 

Il parait que ce monde va mourir

Et il parait que nous allons souffrir

Qu’il n’y a plus de place pour la vie

Parce qu’ici je sais que tout est fini

 

On n’a rien fait de mal…

On n’a rien fait de mal…

 

La vie nous donne le cadeau de nous

De nous aimer juste pour espérer

J’aurais aimé vivre pour te toucher

T’aimer et voir le monde sans dégoût

 

Un monde bleu qui nous tournait le dos

Et nous la haine nous faisait défaut

Des âmes trop belles pour vivre ici

Nous, les seuls innocents de notre vie

                                                          

Et tous les deux nous partirons ensemble

Vers un ailleurs où nous vivrons nos nuits

Le paradis laissera le silence

Sceller cet amour né de notre vie

 

Avoir l’espoir d’une vie dans l’ailleurs

En croyant que la mort sera meilleure

Dieu n’existe pas tu le savais, toi

Juste espérer que notre âme vivra

 

Tu sais, j’aurais aimé savoir trahir

La mort qui nous guettait dans notre amour

La mort qui nous unira dans nos jours

A deux, nous n’étions qu’un à voir le pire

 

Et tous les deux nous partirons ensemble

Vers un ailleurs où nous vivrons nos nuits

Le paradis laissera le silence

Sceller cet amour né de notre vie                                     

            Voilà. C’est tout. Ce texte n’est pas autobiographique. Malheureusement peut-être. Je sais pas. C’est simplement une histoire, un sentiment raconté à la première personne. C’est tout. C’est beaucoup plus facile d’écrire à la première personne je trouve. Et c’est plus sincère. Comment entrer dans les sentiments d’un « il ». Il y a forcément une tromperie quelque part. Surtout pour les vers. Dans la prose, le point de vue omniscient peut-être agréable à écrire et plaisant à lire, mais pour les vers. C’est moins sûr. Par exemple, pour L’espérance de l’ailleurs (le texte avec la petite fée), même si j’ai reçu de très nombreux mail à propos de ce texte (et je remercie au passage ceux qui l’ont fait - et ils ont été nombreux - et en particulier - si je me souviens bien, signalez-moi mes erreurs - Casse-Bonbon, Angie, et Sarah, malgré le quiproquo (!)), je trouve que l’utilisation de la troisième personne éloigne du personnage de la fille qui a décidé de mourir. Mais bon… Il a été écrit comme ça, au feeling. Celui-ci, je me suis davantage appliqué pour faire ressentir quelque chose. Un « je » qui n’est pas forcément celui du narrateur, et encore moins celui de l’auteur. Il peut être celui du lecteur qui s’identifie à ce narrateur. Voilà. Je ne vais pas vous saouler davantage avec les parties techniques, les parties formelles. Surtout que j’y connais pas grand-chose.            

            Le fond. Je vais pas expliquer le fond. Je déteste ça. A l’école, au lycée, j'avais horreur des explications de texte. Ca enlevait toute la magie. Ca parle simplement de l’action de la mort sur l’amour. Oui. La mort cristallise l’amour. Mourir quand on aime, c’est aimer à jamais. C’est ne pas mettre de fin à l’histoire, c’est continuer à lire un livre qui ne s’arrête jamais. Voilà. C’est tout.     

            Parce que dans les histoires qui se sont terminées, il y en a toujours un qui oubli et l’autre qui souffre. Et quelques années après, on y repense… Je parlerai de cela dans un prochain article qui parlera d’un livre de Christine Orban.

            Voilà. Je vous laisse avec ce Mourir pour s’aimer. Extrayez-vous de cette société. Osez aimer jusqu’à la fin. Je ne dis pas qu’il faut vous tuer à la Roméo et Juliette. Mais osez vivre. Tant qu’on y est, rendons hommage à ces gens qui ont osé tout plaquer pour vivre leur passion. J’admire ces gens…

           

            Et encore merci à toutes à tous de venir si nombreux voir cette page chiante et inutile. Merci aux habitué(e)s. Merci aux ami(e)s, aux potes, aux connaissances de la vie réelle, merci à celles et ceux qui me lisent et - depuis - m’ont contacté via Internet, et merci à tout ceux dont je ne fais que percevoir l’existence grâce à maintenant quatre chiffres qui augmentent lentement, mais sûrement, jour après jour. Merci à vous.

            Et rappelez-vous qu’on « n’a rien fait de mal », mais qu’il faut saigner encore et toujours pour le moindre petit morceau de plaisir, la moindre miette de bonheur. Tout se paye. Et très cher. La souffrance est omniprésente, inévitable, éternelle, accaparante. Pour tout, dans tout, tout le temps. Le temps n’existe pas dans la souffrance. Il ne guérit de rien. Il enfouit parfois quelque tristesse, quelque chagrin, pour mieux les faire ressortir ensuite. Le temps est un faux ami. Un traître. Sauf pour ceux qui ne méritent pas leur bonheur. Parce qu’ils se foutent de l’amitié. Parce qu’ils se foutent des sentiments. Par égoïsme peut-être. Parce qu’ils ont - pourquoi pas - raison. Ils veulent vivre pour eux. Je ne sais pas faire ça. On n’a rien fait de mal, mais pourtant, il faut souffrir pour tout. On n’a rien fait de mal, mais pour sourire, il faut accepter de prendre des rides aux coins des lèvres, aux coins des yeux, au cœur de l’âme. On n’a rien fait de mal, mais pour être aimé, il faut du hasard, et c’est tout. On n’a jamais ce qu’on veut. Enfin, rappelez-vous qu’il faut prendre ces moments heureux et les vivre. Oui. Les vivre. Les prendre comme on aime une fille ou un garçon. Parce qu’ils sont rares. Et ils masquent les chagrins. Les moments de bonheur, plus ils sont rares, plus on les savoure, plus on parvient à les vivre, plus on oublie un peu notre tristesse. Mais je dois être un peu maso : je trouve la tristesse tellement belle… la quitter serait une déchirure qui ne me rendrait pas heureux. C’est un gouffre sans fin. On ne peut rien contre ce genre de maladie chronique.


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08-07-2006, 02:38:38 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...


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13-07-2006, 15:00:55
Bravo
salut ! J'ai vu ton commentaire chez réveuse (rêve d'une vie) et je suis donc allée sur ton blog ! <br>Je tombe sur ce texte magnifique ! Voilà, je voulais juste te dire bravo parce que le talent d'écriture en vers n'est pas donné à tout le monde !! <br>Donc profite bien de ce talent ! <br>Bonne journée et bon grand WE !
http://metalfanatik.mabulle.com
Betty
queen_of_headbanging@hotmail.com

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 Antigone, de Anouilh Carnets de voyage 
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Les mots éclairent les éternelles nuits de brouillard froid et givrant
Je ne sais pas pourquoi je crée ce blog. Je n'ai pas spécialement envie de partager. Simplement pour vous, ceux que j'aime. C'est tout. Je n'ai rien à dire ni rien à montrer. Rester enferré dans la nuit comme on peut s'embourber dans la mort. Parce que le bonheur est un jour, et non un but. Cultiver l'art de la tristesse, encore et toujours, et écrire. Ecrire. Oui. Ecrire des mots et des phrases. Des épithètes qui précisent, qui confirment, qui structurent. Des mots qui vivent. Des mots qui touchent, qui font l'émotion. Les mots. Si on avait prédit qu'on serait malheureux, personne ne nous aurait cru... Aimer la vie. Essayer de l'aimer. Même si elle ne nous le rend pas toujours, il ne faut pas être rancunier avec la vie. C'est pas comme les amis. On n'en a qu'une. Bon voyage.
Citations
"Un livre est comme un grand cimetière où sur la plupart des tombes on ne peut plus lire les noms effacés" (Proust) "C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles" (Anouilh, dans 'Antigone', Ismène à Antigone) "Tant que l'Etat existe, pas de Liberté ; quand régnera la Liberté, il n'y aura plus d'Etat" (Lénine) "Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnait et qui la frappe a toujours tort" (Mitterrand)
Nuits et insomnies
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