Bonjour Tristesse...
Des mots et des idées. Et c'est tout. Vous présenter des choses que j'ai aimées, que j'ai écrites. Rien de bien ambitieux, peut-être un peu d'outrecuidance. C'est tout. Seulement en apparence. Parce que la vie est sale. C'est une tristesse éternelle. Parce que l'Homme est parfois assez fou pour préférer goûter pendant la totalité son existence, de son temps, et même après, à la souffrance causée par les sentiments, plutôt que tenter d'entrevoir un possible bonheur. Il est normal de vouloir vivre avant de survivre. Parce que les sentiments et la raison forment une ambivalence qui détruit l'âme humaine, décéption après décéption, instant après instant, dans la nuit...
Il me restera (JJG)
Il me restera de la lumière / Il me restera de l’eau, du vent / Des rêveries sucrées, d’autres amères / Et le mal au cœur de temps en temps / Il me restera des souvenirs / Des visages et des voix et des rires / Il me restera du temps qui passe / Et la vie, celle qui fait mourir // Il me restera ces choses qu’on amasse / Sans y penser, sans compter, sans savoir / Quand on vit fort, on vit sans mémoire / Mais elle prend des photos sans qu’on sache
Guitare...
Une lumière bleue qui vient lentement. Une fumée qui se lève, au dessus de nos pas si lourds, dans la nuit, sur le béton. Plus rien ne bouge quand c'est l'heure bleue. Il est tard, ce soir. C'est presque demain. Plus que quelques heures... Et puis, une montée de guitare, une étincelle qui s'allume doucement, là-bas, au fond de la scène, un son qui monte, et une étincelle dans la nuit, qui scrute les âmes qui attendent. Un accord et tout va sauter...
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05-07-2006 Livres
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Antigone, de Anouilh

« Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte... Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et de me contenter d'un petit morceau, si j'ai été bien sage. » (Antigone).

 

A la mort d’Œdipe, Etéocle et Polynice devaient régner chacun un an à leur tour sur la cité de Thèbes. Au bout d’une année, Etéocle refusa de céder le pouvoir à son frère et une guerre s’engagea. Les deux frères s’entretuèrent. Polynice, est condamné par Créon, son oncle, le nouveau roi, à être privé de sépulture, c'est-à-dire d'errer sans reposer en paix. Antigone, la soeur de Polynice et Etéocle, et donc la nièce de Créon, s'oppose, seule, à cette décision. Elle considère que la loi des dieux (qui la pousse à offrir une sépulture à son frère) est au-dessus de celle des hommes (représentée par la condamnation de Créon) : elle s'en va jeter quelques poignées de terre sur le corps de Polynice et déposer sa chevelure sur sa tombe en guise d'offrande. Créon avait pourtant prévenu que « quiconque oserait lui rendre les hommages funèbres serait impitoyablement puni de mort ».

Il faut garder en mémoire que dans la pièce de Sophocle le personnage tragique n'est pas Antigone, mais Créon. Comme Œdipe, son neveu, dont il prend la suite, Créon s'est cru un roi heureux. En cela, il fait preuve de "démesure", et pour cela, il doit être puni. Antigone est l'instrument des dieux, Créon la victime. Lui seul est puni en fin de compte. La mort d'Antigone n'est en rien une punition, puisqu'elle n'a commis aucune faute, au regard de la loi divine - au contraire. La tragédie est celle d'un homme qui avait cru à son bonheur et que les dieux ramènent aux réalités terrestres.

Anouilh a repris le cadre général de la pièce de Sophocle. Le rideau s'ouvre au petit matin sur la ville de Thèbes, juste après la proclamation du décret de Créon, au sujet duquel Antigone s'oppose à sa sœur Ismène. Créon apprend d'un garde que le corps de Polynice a reçu les hommages funèbres, puis voit Antigone amenée devant lui et la condamne à mort. Hémon vient supplier son père, sans succès et s'enfuit. Antigone fait une dernière apparition, puis marche vers la mort. Un messager apporte sur scène la nouvelle du suicide d'Hémon, puis de la reine. Le rideau tombe sur Créon, qui reste seul sur une scène dévastée.

Le texte d'Anouilh se présente comme une suite ininterrompue de répliques, sans aucune des divisions formelles qui font la tradition du théâtre français. Sans acte, sans scène, Antigone se veut dans sa présentation le récit continu d'une journée où se joue le destin de l'héroïne. Les relations entre personnages sont en partie imposées par le modèle de Sophocle et la mythologie. Les liens de parenté ne sont aucunement modifiés, et l'on retrouve le traditionnel tableau de famille des Labdacides.

Antigone est le personnage central de la pièce dont elle porte le nom, et est opposée dès les premières minutes à sa sœur Ismène, dont elle représente le négatif. "La petite maigre", "la maigre jeune fille noiraude et renfermée" elle est l'antithèse de la jeune héroïne, l'ingénue, dont "la blonde, la belle, l'heureuse Ismène" est au contraire l'archétype. Comme Eurydice, comme Jeanne d'Arc dans L'Alouette, elle a un physique garçonnier, sans apprêts : elle aime le gris : "C'était beau. Tout était gris", "monde sans couleurs", "La Nourrice : (...) Combien de fois je me suis dit : "Mon Dieu, cette petite, elle n'est pas assez coquette ! Toujours avec la même robe et mal peignée"", Antigone le dit elle même : "je suis noire et maigre". Opiniâtre, secrète, elle n'a aucun des charmes dont sa sœur dispose à foison : elle est "hypocrite", a un "sale caractère", c'est "la sale bête, l'entêtée, la mauvaise". Malgré cela, c'est elle qui séduit Hémon : elle n'est pas dénuée de sensualité, comme le prouve sa scène face à son fiancé, ni de sensibilité, dont elle fait preuve dans son dialogue avec la Nourrice. Face à Ismène, Antigone se distingue au physique comme au moral, et peut exercer une véritable fascination : Ismène lui dit : "Pas belle comme nous, mais autrement. Tu sais bien que c'est sur toi que se retournent les petits voyous dans la rue ; que c'est toi que les petites filles regardent passer, soudain muettes sans pouvoir te quitter des yeux jusqu'à ce que tu aies tourné le coin." Comme le basilic des légendes, dont le regard est mortel, Antigone pétrifie et stupéfait, car elle est autre. Son caractère reçoit cette même marque d'étrangeté qui a séduit Hémon et qui manque à Ismène, ce que Créon appelle son orgueil. Quelque chose en elle la pousse à aller toujours plus loin que les autres, à ne pas se contenter de ce qu'elle a sous la main : "Qu'est-ce que vous voulez que cela me fasse, à moi, votre politique, votre nécessité, vos pauvres histoires ? Moi, je peux encore dire "non" encore à tout ce que je n'aime pas et je suis seule juge."Cette volonté farouche n'est pas tout à fait du courage, comme le dit Antigone elle-même ; elle est une force d'un autre ordre qui échappe à la compréhension des autres.

Ismène, la sœur d’Antigone, "bavarde et rit", "la blonde, la belle" Ismène, elle possède le "goût de la danse et des jeux [...] du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi", elle est "bien plus belle qu'Antigone", est "éblouissante", avec "ses bouclettes et ses rubans", "Ismène est rose et dorée comme un fruit". "Sa sœur" possède une qualité indomptable qui lui manque : elle n'a pas cette force surhumaine. Même son pathétique sursaut à la fin de la pièce n'est pas à la hauteur de la tension qu'exerce Antigone sur elle-même : "Antigone, pardon ! Antigone, tu vois, je viens, j'ai du courage. J'irai maintenant avec toi. [...] Si vous la faites mourir, il faudra me faire mourir avec elle ! [...] Je ne peux pas vivre si tu meurs, je ne veux pas rester sans toi !". C'est sa faiblesse même, et non sa volonté, qui la pousse à s'offrir à la mort. Antigone le voit bien, et la rudoie avec mépris : "Ah ! Non. Pas maintenant. Pas toi ! C'est moi, c'est moi seule. Tu ne te figures pas que tu vas venir mourir avec moi maintenant. Ce serait trop facile ! [...] Tu as choisi la vie et moi la mort. Laisse-moi maintenant avec tes jérémiades." Les deux rôles féminins de la pièce sont diamétralement opposés. Ismène est une jolie poupée que les événements dépassent. Antigone au contraire est caractéristique des premières héroïnes d'Anouilh : elle est une garçonne qui dirige, mène et vit son rôle jusqu'au bout.

Créon est "son oncle, qui est le roi", "il a des rides, il est fatigué", "Avant, du temps d'Œdipe, quand il n'était que le premier personnage de la cour, il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires de Thèbes". C'est un souverain de raccroc, tout le contraire d'un ambitieux. Besogneux et consciencieux, il se soumet à sa tâche comme à un travail journalier, et n'est pas si différent des gardes qu'il commande. "Thèbes a droit maintenant à un prince sans histoires. Moi, je m'appelle seulement Créon, Dieu merci. J'ai mes deux pieds sur terre, mes deux mains enfoncées dans mes poches, et, puisque je suis roi, j'ai résolu, avec moins d'ambition que ton père, de m'employer tout simplement à rendre l'ordre de ce monde un peu moins absurde, si c'est possible." Au nom du bon sens et de la simplicité, Créon se voit comme un tâcheron, un "ouvrier" du pouvoir. Il revendique le manque d'originalité et d'audace de sa vision, et plaide avec confiance pour la régularité et la banalité de l'existence. Sa tâche n'est pas facile, mais il en porte le fardeau avec résignation. Personnage vieilli, usé, il se distingue par sa volonté d'accommodement ; mais il avoue aussi avoir entretenu d'autres idéaux : "J'écoutais du fond du temps un petit Créon maigre et pâle comme toi et qui ne pensait qu'à tout donner lui aussi...". Créon se considère lui-même comme une Antigone qui n'aurait pas rencontré son destin, une Antigone qui aurait survécu.

Les autres personnages sont Hémon - le "jeune homme", "fiancé d'Antigone", le fils de Créon, un personnage secondaire qui n'apparaît qu'en deux occasions, soumis à Antigone et révolté contre Créon ; ses propos sont courts et simples ("Oui, Antigone."), ou témoignent d'une naïveté encore enfantine ; en effet, la peur de grandir se résume chez lui à l'angoisse de se retrouver seul, de regarder les choses en face : "Père, ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas toi, ce n'est pas aujourd'hui ! Nous ne sommes pas tous les deux au pied de ce mur où il faut seulement dire oui. Tu es encore puissant, toi, comme lorsque j'étais petit. Ah ! Je t'en supplie, père, que je t'admire, que je t'admire encore ! Je suis trop seul et le monde est trop nu si je ne peux plus t'admirer." Fiancé amoureux, enfant révolté, il est par son caractère davantage proche d'Ismène, à qui le Prologue l'associe, que d'Antigone - Eurydice - qui est "la vieille dame qui tricote", la "femme de Créon", "elle est bonne, digne, aimante", mais "Elle ne lui est d'aucun secours" - le page - qui accompagne Créon dans plusieurs scènes, il représente l'innocence émouvante, l'enfant qui voit tout et ne comprend rien, qui n'est pour l'instant.

Jean Anouilh (1910 - 1987) est un auteur athée, qui représente la vieille France éternelle. Pour lui, le théâtre était un lieu hanté, palpable seulement par lui, le seul lieu où la vie humaine est stable. C'était sa demeure principale, le lieu qui lui convenait par excellence, le lieu où il réalisait ses fantasmes et où il a rencontré toutes les personnes qui ont été importantes dans sa vie, des gens inattendus comme Jean Vilar, alors que leurs chemins étaient opposés. Anouilh était un personnage ambigu. Je n’aime pas ce genre de personnage, et je regrette presque que ce soit lui qui ait eu le génie d’écrire cette pièce. Il a été accusé de collaborationnisme pendant la seconde guerre mondiale. Il a défendu des gens comme l’écrivain pourtant profondément collabo Robert Brasillach, en vain, d’ailleurs. Mais il a aussi distribué des tracts de Résistance. L’exécution de Brasillach  le marque profondément et c’est à partir de cet instant que sa vision devient extrêmement noire. Après l’écriture d’Antigone, donc. Je déteste une partie de Jean Anouilh parce qu’il était narchiste (veut un pouvoir autoritaire, opposé à anarchiste) et défendu par les gens de droite, les conservateurs.

Mais Antigone, quelle pièce ! Je crois, ma pièce de théâtre préférée, que j’ai malheureusement jamais eu l’occasion de voir jouer. Mais je ne désespère pas. Et cette opposition entre Antigone et Créon, qui la condamne en lui rappelant le mot « bonheur ». Antigone, elle meurt pour ses idées. Elle gagne parce qu’elle meurt. Sa mort, c’est sa victoire. Et c’est ça qui est si fort. Et Créon vit, il réussit malgré lui à appliquer sa loi, à respecter ses engagements, et c'est ce qui fait sa défaite. Il est le seul à survivre, mais il est le seul à tout perdre, dans cette histoire. Antigone, c’est une pièce à lire, et à relire, encore et encore. Et à voir aussi, j’espère. C'est indéscriptible, Antigone. Il faut la lire, et la vivre. La réfléchir.


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05-07-2006, 14:14:26 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...


Commentaires
14-03-2010, 09:41:55
encore moi
mais c'est pour demainnn!! svp aidez-moi !!!!!! je vous en supplies .....
une élève e 3éme
14-03-2010, 09:06:43
besoin d'aide...svp
bonjour!! j'ai un devoir maison sur Antigone, il y a une question que je n'arrive pas et j'ai vraiment besoin d'aide...la question c'est =pourquoi des auteurs d'époques différentes choisissent-ils d'écrire sur Antigone et sur Œdipe?
merci d'avance...
une élève e 3éme
05-01-2009, 22:44:31
besoin d'aide
bonjour;
je trouve votre blog très exceptionnel, j'aime aussi le personnage d'Antigone, j'ai même un mémoire de fin d'étude à faire sur l'oeuvre. si je pourrai avoir de l'aide de la part de tous ceux qui connaissent et aiment bien ce roman, ça m'aidera enormement. merci.
nada
nada2350@hotmail.com
21-02-2007, 11:28:07
Message aux élèves
Eh allez !!
Bon, apparemment on arrive souvent sur mon blog en tapant "Antigone" sur les moteurs de recherche. Alors les enfants, si vous avez des questions, envoyez-moi un mail. Ceblog est arrêté mais moi je suis toujours là.
http://yeuxnoirs.canalblog.com
Moi
18-02-2007, 14:11:45
tres beau
jaime bien ton blog ac antigone danouilh jai mm un exposer la dessus si tu peux maider sa seraisun réel palsir contacte moi su rmon email
bisous
eva
eva
evajunior@hotmail.com
16-01-2007, 14:37:36
A l'aide
Hello, j'ai besoin d'aide, je dois expliquer a une amie le pourquoi Antigone chez Anouilh est une heroïne, comment es-ce que je peux lui expliquer? Svp repondez moi au plus vite sur mon mail : lovecomes_2@hotmail.com

merci d'avance.


Paola Cornejo
http://x-love4ever4-x.skyblog.com
Paola
lovecomes_2@hotmail.com
17-08-2006, 06:12:04
?? Je ne trouve pas ??
Je profite d'une nuit d'insomnie pour retourner m'occuper un peu de mon blog et répondre à quelques commentaires laissés il y a une trotte (mais j'ai toujours un train de retard)... <br> <br>Enfin avant de répondre je voulais laisser un commentaire sur cet article! <br> <br>Depuis ma troisieme pendant laquelle j'ai découvert Antigone (d'Anouilh) je lui vous une admiration ... <br> <br>Jusqu'à peu, elle représentait à mes yeux "l'héroïne qui ne transige pas, qui prefere la mort à la soumission à toute forme de contrainte". <br> <br>Mais un jour où je relisais la pièce, j'ai eu un déclic qui m'a fait froid dans le dos (c'est dingue d'attacher un telle importance à un livre!). <br> <br>La phrase sur laquelle j'était restée en admiration, c'est bien sûr celle où elle crache sur le bonheur de Créon. <br> <br>Mais quand on lit plus loin... <br> <br>On se rend compte que la brave Antigone et ses beaux idéaux d'absolue ne sont qu'une illusion pour masquer la petite fille paumée qui ne sait même pas pourquoi elle meurt... <br> <br>Elle meurt parce qu'elle est dans l'incompréhension du monde qui l'entoure, elle est perdue, elle ne trouve pas sa place et elle n'a que ce "non" pour exprimer sa détresse. <br> <br>Mais au fond elle ne veut pas mourir, elle se rend compte que même la mort ne la libèrera pas du labyrinthe dans lequel elle se trouve. Au dernier moment, quand il est trop tard, elle réalise qu'elle s'est trompée et que cette mort tant désirée est encore plus laide que le reste (scene où elle reste seule avec le garde)... <br> <br>Elle meurt pour les autres, Antigone, elle meurt pour qu'ils puissent réfléchir sur leur condition, sur ce monde qui les entoure. Pour ne pas qu'ils s'encroûtent dans leur routine ... <br> <br>Sa mort est plus le symbole de l'abusrdité et de l'incompréhension que de la résistance et de la volonté d'absolu. <br> <br> <br>(enfin c'est comme ça que je l'ai ressenti après mon déclic, ce qui a chamboulé totalement ma vision de la piece et de son héroïne et aussi... de moi même!) <br> <br>
http://ptit-antigone.cowblog.fr
Ptite Antigone
13-08-2006, 01:39:36
euh
c'est une oeuvre sublime, tellement vibrante de révolte! <br>on peut aussi associer antigone à la résistance, puisque anouilh l'a ecrit et fait joué pdt la deuxième guerre mondiale! <br>Anouilh dépasse l'oeuvre de sophocle en y inserant des sentiments plus humains, avec des personnages plus réalistes, moins stéréotypés, et moins enferrés ds des idées (le personnage de créon est tout à fait différent ds chacune des versions) <br>j'voulais aussi conseiller Antigone de Bauchau, un roman plus long et plus difficile a lire au premier abord, mais, quand il est fini, on ne peux que louer le génie de Bauchau, sa justesse des sentiments etc, c'est une oeuvre magnifique ! <br>antigone d'Anouilh etait mon livre favori, maintenant, bauchau et à égalité. <br>des oeuvres superbes ... <br>bonne continuation pour ton blog, il est très beau... <br>eve
http://eveangel.skyblog.com
eve

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Les mots éclairent les éternelles nuits de brouillard froid et givrant
Je ne sais pas pourquoi je crée ce blog. Je n'ai pas spécialement envie de partager. Simplement pour vous, ceux que j'aime. C'est tout. Je n'ai rien à dire ni rien à montrer. Rester enferré dans la nuit comme on peut s'embourber dans la mort. Parce que le bonheur est un jour, et non un but. Cultiver l'art de la tristesse, encore et toujours, et écrire. Ecrire. Oui. Ecrire des mots et des phrases. Des épithètes qui précisent, qui confirment, qui structurent. Des mots qui vivent. Des mots qui touchent, qui font l'émotion. Les mots. Si on avait prédit qu'on serait malheureux, personne ne nous aurait cru... Aimer la vie. Essayer de l'aimer. Même si elle ne nous le rend pas toujours, il ne faut pas être rancunier avec la vie. C'est pas comme les amis. On n'en a qu'une. Bon voyage.
Citations
"Un livre est comme un grand cimetière où sur la plupart des tombes on ne peut plus lire les noms effacés" (Proust) "C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles" (Anouilh, dans 'Antigone', Ismène à Antigone) "Tant que l'Etat existe, pas de Liberté ; quand régnera la Liberté, il n'y aura plus d'Etat" (Lénine) "Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnait et qui la frappe a toujours tort" (Mitterrand)
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