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Il me restera (JJG) |
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Il me restera de la lumière / Il me restera de l’eau, du vent / Des rêveries sucrées, d’autres amères / Et le mal au cœur de temps en temps / Il me restera des souvenirs / Des visages et des voix et des rires / Il me restera du temps qui passe / Et la vie, celle qui fait mourir // Il me restera ces choses qu’on amasse / Sans y penser, sans compter, sans savoir / Quand on vit fort, on vit sans mémoire / Mais elle prend des photos sans qu’on sache |
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Guitare... |
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Une lumière bleue qui vient lentement. Une fumée qui se lève, au dessus de nos pas si lourds, dans la nuit, sur le béton. Plus rien ne bouge quand c'est l'heure bleue. Il est tard, ce soir. C'est presque demain. Plus que quelques heures... Et puis, une montée de guitare, une étincelle qui s'allume doucement, là-bas, au fond de la scène, un son qui monte, et une étincelle dans la nuit, qui scrute les âmes qui attendent. Un accord et tout va sauter... |
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| 17-09-2006 Poésie et paroles de chansons |
Vivre |
Voici un texte de la série « vivre ». Contrairement à ce que j’ai dit la dernière fois, il y en a encore. Quelques uns. 
Les vies d’après (d.m.) Je n’ai pas vu la vie s’éteindre comme s’éteint un arc en ciel Moi je sais qu’on ne va plus se battre que pour se simples mines de sel Il parait qu’on a vu le ciel descendre lentement sur la Terre Il parait que nous allons vivre sous nos parterres de mystères J’ai vu tous ces grands champs de fleurs être dépourvus de leurs ailes Parce que le vent et la chaleur ne passent que d’impasses en ruelles Il parait que le bleu du ciel sera couvert par les nuages Il parait que l’on sera mort comme vous l’êtes sur des images C’était juste un endroit magique avec plein de feux d’artifices Rêver un peu aide à combler tous ces manques de crucifix Parce qu’aucun Dieu n’existe ailleurs que dans tous nos espoirs Parce que la mort qui arrive ne nous fait perdre que nos mémoires On saura vivre dans nos rêves Mais nous marcherons sans trêve Nos pas vers d’autres combats Un ailleurs que l’on ne voit pas Il parait que tes ongles noirs auront raison de toutes façons Il parait aussi que le gris saura couvrir toutes les saisons On m’a dit que c’était fini qu’on est la retraite du monde Un peu d’amour dans les loisirs et puis sortir de la ronde Le prince charmant est bien parti un jour réveiller le messie Qui était bien trop fatigué et plus la force d’espérer Plus rien est blanc dans la maison le vent est gris : je suis en vie Plus pour longtemps soi-disant : le monde sera bientôt fini On saura vivre dans nos rêves Mais nous marcherons sans trêve Nos pas vers d’autres combats Un ailleurs que l’on ne voit pas Ce texte, je l’avais mis en ligne sur ce même blog dans mon tout premier post, le 6 juin 2006. Mais il n’était là que pour illustrer, en quelques sortes. Il n’était qu’un accompagnement à l’introduction. Même s'il est - je crois - le premier que j’ai écrit en vers (entendons-nous : le premier qui ne soit pas profondément nul et puéril), il est extrêmement important pour moi, ne serait-ce que pour cette raison. Et puis, c’est un texte qui me ressemble. Des vers assez longs, j’aime bien. Mes pensées sont toujours assez longues ; mais finalement, un refrain assez simple, un quatrain de quatre vers, avec simplement une petite subtilité au niveau du nombre de syllabes, puisque le premier et le dernier vers comptent huit syllabes alors que les deux centraux n’en comptent que sept. C’est un texte qui ressemble à la seconde partie (il n’y en aura que trois, d’ailleurs) - « Sempiternelle et effroyable vérité », de mon autre blog Nuits et insomnies… C’est un texte pessimiste. Il me ressemble vraiment, ce texte. Curieux hasard. Oui, pessimiste. C’est juste un texte qui dit que le monde va mourir. Et nous avant. Je dois paraître prétentieux putain. Le pessimisme est inévitable. On a beau se dire que la vie est belle, on a beau se dire que certaines choses valent la peine d’être désirées, certains moments d’être vécus, tout cela n’est plus qu’une immense poubelle dans laquelle nous pataugeons et nous enfonçons un peu plus tous les jours. Je ne vais pas extrapoler. Il y a l’autre blog pour ça. Merci pour votre présence. |
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17-09-2006, 23:53:54 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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| 21-07-2006 Poésie et paroles de chansons |
Vivre |
Un quatrième texte de cette série « vivre ». Ecrit hier après-midi, entre deux eaux, en cinq minutes. Pas terrible. Mais pas assez personnel pour que je ne le mette pas. Alors je le mets. Voilà. C’est fait. Tant pis si j’ai tord. Si ça vous parait nul, c’est normal. De toute façon, les trois précédents textes en vers que j’ai mis n’étaient pas terribles non plus. Je pense donc que celui-ci est le dernier. Le but, c’était de le mettre en musique. Mais je suis pas trop doué pour ça. Merci à toutes et à tous d’être toujours aussi nombreux à me lire sur ce blog, et aussi sur Nuits et insomnies... Vos commentaires me font très plaisir. Je ne regrette pas de les avoir activé dernièrement. 
Les idéaux perdus (d.m.) Se perdre un jour jusque dans l’air Et ne plus rien avoir à faire Rêver sans faire aucune prière Marcher à côté Et désirer une lueur Sur l’autoroute comme un moteur Voici le noir, le rouge meurt Seulement désirer Ces idéaux perdus Ces idéaux perdus Les rêves égarés Le futur oublié Les idéaux perdus Les idéaux perdus Des psychopathes ou des tarés Mais les châteaux bien décorés Abritent les vrais illuminés De la société Une musique sans lueur Et voir la nuit sans avoir peur Les monts et les plaines sont un leurre Seulement désirer Ces idéaux perdus Ces idéaux perdus Les rêves égarés Le futur oublié Les idéaux perdus Les idéaux perdus Le souvenir de ces idées Le vieux vinyle, Face A face B Ces grands idéaux égarés La mort adorée La solitude est l’avenir Ce monde nous regarde mourir Le diable est maintenant sur les rives Du désir (de) Ces idéaux perdus Ces idéaux perdus Les rêves égarés Le futur oublié Les idéaux perdus Les idéaux perdus Les fantasmes perdus. Ces choses-là qui nous minent. Les regrets que l’on aura à vie. Comme ces lourds secrets de familles qui pèsent pendant des générations. Mais là, c’est pas un secret de famille. C’est même pas un secret. On a tous ces idéaux-là. C’est comme une larme qui vient noyer cette cuvette dans laquelle on marche. Ca sent le liquide. C’est vraiment joli. Il fait encore jour. Regarde tes sentiments marcher devant toi, au garde-à-vous, pour aller se ranger dans tes tiroirs faits main… C’est pitoyable… C’est quand on parviendra à se souvenir de nos souvenirs que nos idéaux perdus n’existeront plus. Ils seront perdus, mais pas idéaux. Il faut prendre de la distance avec les souvenirs si on veut quitter cette nostalgie qui se mélange beaucoup trop avec la tristesse pour que ce soit supportable longtemps. J’ai envie de manger du Nutella. Mais non. Je ne suis pas fou. J’ai déjà perdu 1,5 kg en une semaine. Je mange beaucoup de salade. Un peu en fait. Les rêves égarés. J’aimerai bien me réveiller pour pouvoir définitivement oublier mes rêves qui m’habitent et me font perdre pieds. Je ne connais plus ma réalité, parce que j’habite en mon sommeil. Tout n’est que tristesse. Un Homme qui n’a plus d'idéal ne peut plus vivre. Ces utopies sont perdues… Comment avoir le moindre espoir dans notre vie ? J’aimerai pas me voir clochard, dans dix ans. Ca me ferait mal. J’espère que je trouverai alors un pont suffisamment haut, et de préférence pas au dessus d’un jardin d’enfants. C’est lorsqu’on ignore, qu’on est heureux. Dès qu’on devient lucide, tout crève, tout fane autour de nous.  Qui saura me faire croire que tout n’est pas en train de crever ? Qui pourra me rendre assez naïf pour me convaincre que la vie est belle ? Que nos idéaux sociaux et politiques ne sont pas perdus ? Le rouge est de plus en plus noir, malheureusement… [Ces quatre lignes sont (malheureusement) en rapport avec la photo] |
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21-07-2006, 01:03:58 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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| 08-07-2006 Poésie et paroles de chansons |
Vivre |
Bon. J’ai longtemps hésité avant de mettre ce texte en ligne. J’ai longtemps hésité par pudeur. Parce que justement ce texte n’est pas autobiographique, j’ai peur que l’on le prenne comme tel quand même. Je le dis, donc : Ce texte n’est pas autobiographique ! Ce n’est pas parce que le narrateur parle à la première personne que ça l’est. Voilà. C’est peut être le dernier texte de la série « Vivre ». Mais bon… déjà avec le précédent j’avais dit ça. Les autres sont bien trop personnels. Voilà. Je sais pas ce que ça vaut. Il faudrait les mettre en musique, tous ces textes en vers.  Mourir pour s’aimer (d.m.) Il parait que ce monde va mourir Et il parait que nous allons souffrir Qu’il n’y a plus de place pour la vie Parce qu’ici je sais que tout est fini On n’a rien fait de mal… On n’a rien fait de mal… La vie nous donne le cadeau de nous De nous aimer juste pour espérer J’aurais aimé vivre pour te toucher T’aimer et voir le monde sans dégoût Un monde bleu qui nous tournait le dos Et nous la haine nous faisait défaut Des âmes trop belles pour vivre ici Nous, les seuls innocents de notre vie Et tous les deux nous partirons ensemble Vers un ailleurs où nous vivrons nos nuits Le paradis laissera le silence Sceller cet amour né de notre vie Avoir l’espoir d’une vie dans l’ailleurs En croyant que la mort sera meilleure Dieu n’existe pas tu le savais, toi Juste espérer que notre âme vivra Tu sais, j’aurais aimé savoir trahir La mort qui nous guettait dans notre amour La mort qui nous unira dans nos jours A deux, nous n’étions qu’un à voir le pire Et tous les deux nous partirons ensemble Vers un ailleurs où nous vivrons nos nuits Le paradis laissera le silence Sceller cet amour né de notre vie 
Voilà. C’est tout. Ce texte n’est pas autobiographique. Malheureusement peut-être. Je sais pas. C’est simplement une histoire, un sentiment raconté à la première personne. C’est tout. C’est beaucoup plus facile d’écrire à la première personne je trouve. Et c’est plus sincère. Comment entrer dans les sentiments d’un « il ». Il y a forcément une tromperie quelque part. Surtout pour les vers. Dans la prose, le point de vue omniscient peut-être agréable à écrire et plaisant à lire, mais pour les vers. C’est moins sûr. Par exemple, pour L’espérance de l’ailleurs (le texte avec la petite fée), même si j’ai reçu de très nombreux mail à propos de ce texte (et je remercie au passage ceux qui l’ont fait - et ils ont été nombreux - et en particulier - si je me souviens bien, signalez-moi mes erreurs - Casse-Bonbon, Angie, et Sarah, malgré le quiproquo (!)), je trouve que l’utilisation de la troisième personne éloigne du personnage de la fille qui a décidé de mourir. Mais bon… Il a été écrit comme ça, au feeling. Celui-ci, je me suis davantage appliqué pour faire ressentir quelque chose. Un « je » qui n’est pas forcément celui du narrateur, et encore moins celui de l’auteur. Il peut être celui du lecteur qui s’identifie à ce narrateur. Voilà. Je ne vais pas vous saouler davantage avec les parties techniques, les parties formelles. Surtout que j’y connais pas grand-chose. Le fond. Je vais pas expliquer le fond. Je déteste ça. A l’école, au lycée, j'avais horreur des explications de texte. Ca enlevait toute la magie. Ca parle simplement de l’action de la mort sur l’amour. Oui. La mort cristallise l’amour. Mourir quand on aime, c’est aimer à jamais. C’est ne pas mettre de fin à l’histoire, c’est continuer à lire un livre qui ne s’arrête jamais. Voilà. C’est tout. Parce que dans les histoires qui se sont terminées, il y en a toujours un qui oubli et l’autre qui souffre. Et quelques années après, on y repense… Je parlerai de cela dans un prochain article qui parlera d’un livre de Christine Orban. Voilà. Je vous laisse avec ce Mourir pour s’aimer. Extrayez-vous de cette société. Osez aimer jusqu’à la fin. Je ne dis pas qu’il faut vous tuer à la Roméo et Juliette. Mais osez vivre. Tant qu’on y est, rendons hommage à ces gens qui ont osé tout plaquer pour vivre leur passion. J’admire ces gens… Et encore merci à toutes à tous de venir si nombreux voir cette page chiante et inutile. Merci aux habitué(e)s. Merci aux ami(e)s, aux potes, aux connaissances de la vie réelle, merci à celles et ceux qui me lisent et - depuis - m’ont contacté via Internet, et merci à tout ceux dont je ne fais que percevoir l’existence grâce à maintenant quatre chiffres qui augmentent lentement, mais sûrement, jour après jour. Merci à vous. Et rappelez-vous qu’on « n’a rien fait de mal », mais qu’il faut saigner encore et toujours pour le moindre petit morceau de plaisir, la moindre miette de bonheur. Tout se paye. Et très cher. La souffrance est omniprésente, inévitable, éternelle, accaparante. Pour tout, dans tout, tout le temps. Le temps n’existe pas dans la souffrance. Il ne guérit de rien. Il enfouit parfois quelque tristesse, quelque chagrin, pour mieux les faire ressortir ensuite. Le temps est un faux ami. Un traître. Sauf pour ceux qui ne méritent pas leur bonheur. Parce qu’ils se foutent de l’amitié. Parce qu’ils se foutent des sentiments. Par égoïsme peut-être. Parce qu’ils ont - pourquoi pas - raison. Ils veulent vivre pour eux. Je ne sais pas faire ça. On n’a rien fait de mal, mais pourtant, il faut souffrir pour tout. On n’a rien fait de mal, mais pour sourire, il faut accepter de prendre des rides aux coins des lèvres, aux coins des yeux, au cœur de l’âme. On n’a rien fait de mal, mais pour être aimé, il faut du hasard, et c’est tout. On n’a jamais ce qu’on veut. Enfin, rappelez-vous qu’il faut prendre ces moments heureux et les vivre. Oui. Les vivre. Les prendre comme on aime une fille ou un garçon. Parce qu’ils sont rares. Et ils masquent les chagrins. Les moments de bonheur, plus ils sont rares, plus on les savoure, plus on parvient à les vivre, plus on oublie un peu notre tristesse. Mais je dois être un peu maso : je trouve la tristesse tellement belle… la quitter serait une déchirure qui ne me rendrait pas heureux. C’est un gouffre sans fin. On ne peut rien contre ce genre de maladie chronique. 
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08-07-2006, 02:38:38 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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| 16-06-2006 Poésie et paroles de chansons |
Vivre |
Voilà. Un texte de la série « Vivre ». C’est le second. Le premier était Les vies d’après, figurant dans le tout premier article de ce blog, « 666 ». Il n’y en aura que très peu d’autres, la majorité des textes de cette série étant bien trop personnelle pour figurer ici. Peut-être qu’un jour, quand j’oserai… Mais bon, déjà avec ce texte là, certains et certaines seront surpris de voir que j’ai pu écrire quelque chose comme ça. Mais qu’ils se rassurent, je suis moi ! Merci d’être toujours présents. Même si je sais que vous ne lisez pas tout. Les illustrations ne sont pas de moi, mais sortent tout droit d’un truc qu’on appelle Google…  L’espérance de l’ailleurs (d.m.) Ce soir, Une petite fée va mourir Ce soir, Une petite fée va partir Ce soir, Une petite fée va s’éteindre Ce soir, Elle va encore se restreindre Ce soir Avant de mourir Elle aurait bien voulu N’avoir pas tant attendu Avoir fait un sourire Trouver un monde meilleur Un monde un peu plus beau Trouver des idéaux Avant d’aller vers l’ailleurs Ce soir, Une petite fée va mourir Ce soir, Une petite fée va partir Ce soir, Une petite fée va s’éteindre Ce soir Elle va encore se restreindre Ce soir Ses ailes sont lourdes Et sa peau est grise Ce soir elle est sourde Elle est insoumise Insoumise au monde Elle ne regrette pas Elle n’est plus qu’une ombre Penchée sur ses pas Ce soir, Une petite fée va mourir Ce soir, Elle va encore se trahir Ce soir, Une petite fée va s’éteindre Ce soir Elle va encore se restreindre Quand elle se retourne Elle ne regrette pas Ses ailes sont lourdes Penchée sur ses pas Elle regarde derrière Elle n’est plus humaine Soulagée, éphémère Elle sourit et elle saigne... 
On m'a dit que ce texte disait des choses complexes et élaborées tout en ayant une construction et des mots simples. Je sais pas si je dois prendre ça pour un compliment... J'aime pas les choses simples. Et pourtant, qu'est-ce que j'aimerai les aimer, ces choses simples. Elle font partie de ces idéaux, de ces idéologies, de ces inaccessibles images et phrases que l'on regarde sans pouvoir toucher, derrière des vitrines de verre incassable... La vie nous interdit d'y poser les mains, derrière cette prison d'air. Pourtant, plus le spectacle est beau, plus on a envie d'y mettre les doigts... Et certaines choses simples sont belles. Des choses comme la mort, qui est le thème principal de ce texte, mais aussi le bonheur, ou le fait de vivre intensément, au jour le jour. Décider sur un coup de tête de partir, prendre un sac à dos et avaler les kilomètres en voyant les traits blancs sur la route défiler à une vitesse folle, pour aller je ne sais où. Voilà. Ces choses-là qui font que notre existence ne génère pas des vies vaines. Malheureusement, la vie est violente, méchante. Il n'y a pas de quoi en rire. Et quand bien même on en rit, c'est pour masquer la crasse que l'on a derrière les yeux. De toutes façons, c'est pas beau un mec qui a les yeux retournés. Ben c'est parce qu'on accumule toute cette merde au fond de nos yeux, tu vois. Voilà. Donc la vie n'est pas belle tous les jours. La vie nous arrache parfois de nos rêves. La vie nous tue lentement à petit feu. Comme disait Cocteau, "la vie, ça se finit toujours mal". Au delà de l'aspect comique de cette phrase, il avait pas tout à fait tort. La vie, ça se finit toujours mal. Il y a deux moments dans la vie : la genèse, pendant laquelle on est innocent et on reçoit le monde sans le penser, et le moment de la décadence, de la putréfaction de l'âme où on reçoit le monde en le dégueulant. On a oublié un moment essentiel. Le moment de l'emerveillement. La vie doit être un éverveillement. S'emerveiller de tout. Ce livre de Blériot (pas l'aviateur, hein), Le frangin d'amérique, "voir des merveilles que l'on ne nous a pas montrées...". Ouais. C'est ça. On a le pouvoir de savoir vivre. De savoir dépasser cette horreur qui nous entoure, qui fait de notre existence un enfer permanent. J'admire profondément ceux qui sont assez fort psychologiquement parlant pour y parvenir. Ou alors assez cons, assez naïfs pour vivre une vie belle. En, fait, 'nous', on est trop clairvoyants. On sait bien que tous ces moments heureux ne sont que des leurres. Leurrons-nous. C'est le seul moyen que l'on a de survivre. "C'es le seul moyen de rendre la vie supportable" (Voltaire, dans Candide) Voilà. Tout ça pour dire qu'elle a peut-être pas raison de vouloir mourir cette petite fée-là. Mais on la comprends. On peut être dégouté par la vie. On a le droit. En fait, il y a deux raisons au suicide. La première communément admise qui est la raison du désespoir. Lorsqu'on est profondément blasé. Que l'on ne croit plus en la vie. Mais il y a aussi l'effet inverse. Il est également comprehensible et pas si idiot que ça, de décider de s'en aller alors que l'on est au paroxysme de notre bonheur, après avoir fait tout ce que l'on voulait faire dans la vie, alors que l'on a conscience que l'on ne peut que retomber plus bas, s'en aller, pour connaitre le bonheur à jamais et l'amour des gens qui nous entoure éternel. C'est un autre état d'esprit. Mais il me plait bien. Se suicider lorsqu'on est heureux. Mais est-on heureux un jour... Je ne le crois pas. Il n'y a pas de véritable bonheur. Il n'y a que des masques, des anti-douleurs, des palliatifs. Ceux qui sont heureux croient l'être. Très peu sont ceux qui le sont réellement. Tant mieux pour eux. Je les envie parfois d'être assez simple pour ne pas voir la misère du monde, notre oeuvre colossalement ratée, mais je les plains aussi, parfois. Parce que la tristesse est une chose d'une beauté sompteuse. Pas toujours agréable à vivre, mais toujours belle à regarder, à contempler comme admirer un paysage du haut d'une montagne, qu'elle soit en soit ou à l'intérieur un autre... Voilà. C'était juste un ajout. Pas une explication. Surtout pas. Expliquer un texte, c'est lui enlever toute sa profondeur, souiller ses non-dits. On n'explique pas un texte. On le décortique, on l'interprète en silence. Merci, petite fée. Ce n'est qu'une histoire. J'espère que tu ne vas pas mourir ce soir, si tu existes, quelque part, une tache blanche qui saigne surement, au milieu du noir, du sombre. C'est de plus en plus difficile de ne pas se couper avec les boîtes de conserve qui traînent dans cette décharge qu'on appelle la Terre... |
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16-06-2006, 03:11:40 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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| 07-06-2006 Poésie et paroles de chansons |
666 |
Voilà. 6.6.6. Nuit du 6 juin 2006. Création de mon blog. Je n'ai encore aucune idée de ce que je vais bien pouvoir y mettre. Des mots, des phrases, des textes selon mes humeurs. Des paroles de chansons, des passages de livres que j'aime, et puis des textes que j'écris aussi. C'est mon blog. Voilà. Merci d'être là à tous ceux qui le sont. Les autres je vous emmerde. Et je vous aime. 
En fait, j'aimerais que vous me connaissiez. Je ne sais pas comment me présenter, ni par quoi commencer. Vous ferez ma connaissance au fur et à mesure, alors. Vous avez déjà une image. Un oeil bleu qui pleure et qui saigne. C'est joli. Ca va au delà de cela. C'est métaphorique. Il y a le soleil qui se reflète à l'intérieur. Il sèche le sang qui s'immortalise. C'est dommage. Il aurait pu être heureux, cet oeil. Il aurait aimé savoir aimer ce soleil là... Merci à toutes et à tous. Les vies d'après (d.m.) Je n’ai pas vu la vie s’éteindre comme s’éteint un arc en ciel Moi je sais qu’on ne va plus se battre que pour se simples mines de sel Il parait qu’on a vu le ciel descendre lentement sur la Terre Il parait que nous allons vivre sous nos parterres de mystères J’ai vu tous ces grands champs de fleurs être dépourvus de leurs ailes Parce que le vent et la chaleur ne passent que d’impasses en ruelles Il parait que le bleu du ciel sera couvert par les nuages Il parait que l’on sera mort comme vous l’êtes sur des images C’était juste un endroit magique avec plein de feux d’artifices Rêver un peu aide à combler tous ces manques de crucifix Parce qu’aucun Dieu n’existe ailleurs que dans tous nos espoirs Parce que la mort qui arrive ne nous fait perdre que nos mémoires On saura vivre dans nos rêves Mais nous marcherons sans trêve Nos pas vers d’autres combats Un ailleurs que l’on ne voit pas Il parait que tes ongles noirs auront raison de toutes façons Il parait aussi que le gris saura couvrir toutes les saisons On m’a dit que c’était fini qu’on est la retraite du monde Un peu d’amour dans les loisirs et puis sortir de la ronde Le prince charmant est bien parti un jour réveiller le messie Qui était bien trop fatigué et plus la force d’espérer Plus rien est blanc dans la maison le vent est gris : je suis en vie Plus pour longtemps soi-disant : le monde sera bientôt fini On saura vivre dans nos rêves Mais nous marcherons sans trêve Nos pas vers d’autres combats Un ailleurs que l’on ne voit pas |
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07-06-2006, 02:49:39 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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Les mots éclairent les éternelles nuits de brouillard froid et givrant |
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Je ne sais pas pourquoi je crée ce blog. Je n'ai pas spécialement envie de partager. Simplement pour vous, ceux que j'aime. C'est tout. Je n'ai rien à dire ni rien à montrer. Rester enferré dans la nuit comme on peut s'embourber dans la mort. Parce que le bonheur est un jour, et non un but. Cultiver l'art de la tristesse, encore et toujours, et écrire. Ecrire. Oui. Ecrire des mots et des phrases. Des épithètes qui précisent, qui confirment, qui structurent. Des mots qui vivent. Des mots qui touchent, qui font l'émotion. Les mots. Si on avait prédit qu'on serait malheureux, personne ne nous aurait cru... Aimer la vie. Essayer de l'aimer. Même si elle ne nous le rend pas toujours, il ne faut pas être rancunier avec la vie. C'est pas comme les amis. On n'en a qu'une. Bon voyage. |
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Citations |
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"Un livre est comme un grand cimetière où sur la plupart des tombes on ne peut plus lire les noms effacés" (Proust) "C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles" (Anouilh, dans 'Antigone', Ismène à Antigone) "Tant que l'Etat existe, pas de Liberté ; quand régnera la Liberté, il n'y aura plus d'Etat" (Lénine) "Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnait et qui la frappe a toujours tort" (Mitterrand) |
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