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Il me restera (JJG) |
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Il me restera de la lumière / Il me restera de l’eau, du vent / Des rêveries sucrées, d’autres amères / Et le mal au cœur de temps en temps / Il me restera des souvenirs / Des visages et des voix et des rires / Il me restera du temps qui passe / Et la vie, celle qui fait mourir // Il me restera ces choses qu’on amasse / Sans y penser, sans compter, sans savoir / Quand on vit fort, on vit sans mémoire / Mais elle prend des photos sans qu’on sache |
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Guitare... |
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Une lumière bleue qui vient lentement. Une fumée qui se lève, au dessus de nos pas si lourds, dans la nuit, sur le béton. Plus rien ne bouge quand c'est l'heure bleue. Il est tard, ce soir. C'est presque demain. Plus que quelques heures... Et puis, une montée de guitare, une étincelle qui s'allume doucement, là-bas, au fond de la scène, un son qui monte, et une étincelle dans la nuit, qui scrute les âmes qui attendent. Un accord et tout va sauter... |
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| 22-09-2006 Mots vivants |
Le Vietnam |

Capitale: Hanoi Population: 81 millions d’habitants Langue officielle: vietnamien Groupe majoritaire: vietnamien (85 %) Groupes minoritaires: une cinquantaine de langues dont le khmer, le cham, le thaï, le hmong, etc. Système politique: République Socialiste 
Quelques dates : 1963 : Intervention militaire des Etats-Unis. 1973 : Fin des bombardements aériens américains sur le Nord du Vietnam. 1975 : Fin de la guerre civile. Retraits des troupes américaines. 1976 : Proclamation de la « République Socialiste du Vietnam » Le Vietnam, au cours de cette seconde moitié de XXème siècle, a été un pays sans cesse opprimé par les conflits, l’instabilité politique, et la pauvreté. Il a été idéologiquement et politiquement pilonné, torpillé par le capitalisme et le profit. Savoir s’il a résisté est une autre histoire. Plus précisément, la guerre d’Indochine, pour l’indépendance du Vietnam est une aberration de l’Histoire. La France est venue au Vietnam - en gros - pour foutre le bordel ; personne ne lui avait rien demandé. En août 1945, le Viêt-minh s'installe à Hanoi et, un gouvernement provisoire de libération nationale est formé avec comme conseiller suprême le nouvel empereur. L'indépendance de la République démocratique du Viêtnam était proclamée par Hô Chí Minh. Bon, très bien. Et après, ça fout tout en l’air. En vertu des accords de Postdam de juillet 1945, les Chinois occupent ensuite le Vietnam au nord et les Britanniques au sud. En octobre 1945, les troupes du général Leclerc débarquèrent à Saigon (mais pour quoi faire ?) et relèvent rapidement les Britanniques qui ne demandaient pas mieux que de se retirer, étant, eux aussi, aux prises avec leurs anciennes colonies. Des négociations s’engagent entre la France et le Viêt-minh. Déjà, qu’est-ce qu’elle vient faire là, la France ? Colonie ? Vietnam indépendant. Le 6 mars 1946, la France a reconnu la République démocratique du Vietnam comme un « État libre au sein de l'Union française et de la Fédération indochinoise ». Déjà c’est pas possible : Le Viet-minh a engendré l’indépendance un an plus tôt. Toutefois, le haut-commissaire en Indochine, l'amiral Thierry d'Argenlieu, fait proclamer à Saïgon, le 1er juin 1946, un « gouvernement provisoire de la Cochinchine », ce qui entraîne une protestation du gouvernement vietnamien de Hanoi. De nouvelles négociations se déroulent en 1946, mais elles échouent. Après le bombardement de la ville de Haifong par la flotte française et la riposte des forces du Viêt-minh à Hanoi, commençe la guerre d’Indochine, tandis que Hô Chí Minh entre dans la clandestinité. En 1949, la victoire de Mao Zedong et l'avènement de la République populaire de Chine changent profondément les données politiques de l’Indochine française. Soutenues militairement, les forces du Viêt-minh passent à l'offensive. L’indépendance du Vietnam fut à nouveau proclamée par la France, avec pour chef d’État l’ex-empereur Bao Dai que le Viêt-minh refusa d’accepter. La propagande officielle française propage une étroite collaboration entre Vietnamiens et Français en vue d'un nouvel avenir politique au sein de la Communauté française. Les États-Unis reconnaissent le nouvel État (février 1950), mais accroissent leur aide matériel à la France après avoir constaté l’appui apporté par les Chinois au Viêt-minh (encore une incompréhension !). La défaite française de Diên Biên Phu, le 7 mai 1954, oblige le gouvernement français à négocier un cessez-le-feu en Indochine. En juillet 1954, les accords de Genève mettent enfin un terme à la guerre et reconnurent l’indépendance du Laos, du Cambodge et du Vietnam partagé en deux à la hauteur du 17e parallèle. Dans le Nord, l'administration du gouvernement fut attribuée à Hô Chí Minh, à la tête de la République démocratique du Vietnam (un État communiste). Un protocole prévoyait des élections générales dans le Sud demeuré occupé par l'armée française et les troupes vietnamiennes de Bao Dai. Il faut être pour le Vietminh, même si tout ça est terminé maintenant. Pour en savoir plus sur cette immense connerie, vous pouvez visiter le lien suivant : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/vietnam.htm 
En dehors de cela, bien que pauvre, mais en cours de développement, le Vietnam est un pays fabuleux. Des paysages à couper le souffle, la Baie d’Along est située à l’est de Hanoi, sur la mer de Chine. Elle est l’incontestable huitième merveille du monde, avec ses centaines d'îles aux formes étonnantes, ses plages et cavernes qui sont nées de l'érosion. Elles ont ainsi donné forme à ces rochers qui surgissent de la mer. « Ha Long » signifie « le dragon qui descend ». Cette région a donné naissance à de nombreuses légendes : les pêcheurs sont encore persuadés qu'un monstre marin vit toujours dans la baie et sort certains jours de brumes pour se nourrir d'embarcations. La baie d’Along, c’est l’endroit le plus magique du monde. Si seulement je pouvais y mourir… Mais il y a aussi la grandeur de Hoa Lu, surnommée la Baie d’Along terrestre, le Mékong, bien sûr, fleuve merveilleux, les villages des hauts plateaux… Je sais pas trop quoi dire d’autre. Des mots ne serviraient à rien. Le Vietnam, il faut avoir la chance d’y aller. Il faut voir des photos. Aller au Vietnam, c’est mon rêve. C’est une des grandes raisons qui me tiennent vivant : voir le Vietnam. Après, je sais que je pourrai mourir tranquille. Vietnam, Vietnam, Vietnam. J’y pense tous les jours. Tous les jours je regarde des photos, je lis des témoignages concernant la beauté de cette région. Le Vietnam, ce n’est pas seulement une Histoire. C’est aussi un présent. Et malgré la pauvreté, et malgré C’est des choses à voir, des paysages magnifiques, surnaturels, un exotisme dépaysant, mais je m'y sentirais chez moi, c'est certain, la chaleur des tropiques, les villes et les vélos, le passé qui donne cet aspect si particulier… Il faut d’ailleurs que je trouve un drapeau du Vietnam pour l’accrocher dans mon appart… J’ai une profonde, une immense admiration pour ce pays. Le Vietnam est grand, le Vietnam est beau.
Un dimanche à Saïgon La clarté jaune de nos confusions Les yeux bridés, les yeux fermés Les yeux bridés, les yeux fermés Marcher sur des flammes Au Vietnam Vingt ans après le sang versé Vingt ans après le sang versé Ne vaut plus très cher En affaire (Indochine, Vietnam Glam) Je suis rentré d'Indochine hier matin J'ai rapporté des dahlias et du jasmin J'y ai laissé ma jeunesse et ma moto Je suis rentré d'Indochine
Sur la piste Ho-Chi-Minh j'aurais dansé En l'honneur du Vietminh j'aurais fumé Je suis rentré d'Indochine hier matin J'ai rapporté des dahlias et du jasmin
Je suis rentré d'Indochine et j'ai trouvé Une vie bien trop facile bête à crever J'ai déposé mes dahlias et mon jasmin Je suis reparti j'ai dit salut j'vais voir plus loin
Plus loin c'est toujours l'indo que j'ai trouvé Partout c'est l'indo ma vie ça on le sait Et depuis je pars toutes les nuits Je dépose un dahlia au pied de nos vies (Indochine, Un singe en hiver) 
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22-09-2006, 01:22:32 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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| 17-07-2006 Mots vivants |
La nuit du Paradis |

Goûtes d’âmes : - Tu m’aimes ? - Oui je t’aime. - Tu m’aimes comme les adultes ? - Non. Moi, je t’aime pour de vrai…
J’ai une grande nouvelle. Le reste, non, ça merde (Voir Nuits et insomnies), mais j’ai une grande nouvelle.
Merci à Indochine d’exister, d’être éternel. Merci à Indochine d’être Indochine. Ca y est, j’ai les places. Le concert d’Indo le vendredi 8 décembre 2006 à Bercy sera un moment inoubliable. Une extase. Un orgasme géant. Ce sera beau. Je ne vais plus dormir avant la nuit du paradis. Parce que je sais que cette nuit-là, nous serons grands. Après, on pourra mourir tranquille. On écoutera le silence hurler dans la salle. Merci, merci, merci. On se sentira vivre, exister. Tu sais, on sera beaux cette nuit-là… « J’adore donner mon sang Et j’en donne toujours le plus souvent… Oh oui j’adore donner mon sang Et j’en donne autant que ça fait mal » (June) « Je reste en vie et je réussis à grandir et à sourire Ca fait quand même un mal de chien d’être bien » (Adora) Pourquoi je suis fatigué ? Pourquoi la nuit je suis épuisé ? Je suis heureux de voir que tu vas bien Ici, plus rien ne me retient (D’ici mon amour) Un jour peut-être je te protègerai Car c’est toi que j’aime Parce que je crois qu’un jour moi je t’épouserai On fera de beaux rêves (Rose song) 
Ce jour-là, ce soir-là, cette nuit-là. Attendre dans le noir et la chaleur de Bercy. Regarder cette scène et scruter l’étincelle. Ces couleurs et des lumières. Du noir et du blanc. Attendre Nico. Son arrivée. Et puis on criera. Tu verras, on criera. On ira, on verra, on chantera et on criera. On en prendra plein la gueule. Des souvenirs comme ça… Il faut les figer en notre mémoire. Les graver en nous comme ces instants rares et intenses, qu’on ne revivra jamais, mais qui font justement cette intensité. Ce sera la nuit du paradis. La nuit avec Indochine, pour leur dernière tournée. C’est triste. Mais l’excitation d’aller les voir en concert l’emporte. Peut-être que le 22 mars, on sera un peu tristes. Beaucoup, même. C’est comme ça. Ils nous auront laissé tellement d’images dans la tête. On aura fait le plein, ce 8 décembre. Ce sera la nuit de notre vie. « Juste envie d’essayer un tour au Paradis »… 
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17-07-2006, 22:05:50 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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| 30-06-2006 Mots vivants |
Bonjour tristesse... |

Le bonheur. Pour vivre, l’Homme a à sa disposition un moyen qu’on appelle le bonheur. Oui, un moyen. Le bonheur n’est pas un objectif. Le bonheur est un jour et non un but. Il se rapproche donc du plaisir. Mais le plaisir engage le désir. Et le problème du bonheur, c’est que c’est un statut qui implique le fait de ne rien désirer. Etre heureux, ce n’est pas acquérir, ce n’est pas jouir, c’est ne rien désirer, comme l’a dit Epictète. C’est un cercle vicieux qui montre que le bonheur n’existe pas. Et puis aussi : comment ne rien désirer ? Qu’est-ce que le bonheur ? On peut se demander si c’est un but inéluctablement percevable ou si c’est un fait duquel on peut se passer. Le bonheur est un mot qui n’existe pas dans le présent. Il n’existe que dans l’avenir ou dans le passé, éventuellement. Je ne pense pas que le bonheur soit quelque chose qui puisse exister réellement. Pour moi, en tous cas, je ne pense pas l’avoir déjà connu. Mais comme la grande majorité des personnes je pense. Parce qu’il est impossible dans la situation sociale mondiale actuelle d’être pleinement heureux. Toujours des soucis, d’infimes problèmes viendront perturber ce que l’on croira être un aboutissement nirvanique. Etre heureux est une chose impossible, parce qu’il y a la vie qui interdit l’accès au bonheur. Les seules personnes heureuses sont peut-être les mortes, et encore, à condition qu’elles aient choisis de s’en aller… Mais cela implique la religion. Je suis athée. Mais oui. Le bonheur est en fait une autre religion - monothéiste ou non, peut-être même sans Dieu - à laquelle beaucoup d’Hommes croient sans jamais l’atteindre… Le bonheur est comme Dieu, il n’existe pas. C’est un statut, un orgasme éternel inaccessible parce qu’interdit par la vie. Le fait même de l’existence de la vie barre l’accès au bonheur. Etre heureux c’est ignorer le malheur. Ceux qui croient être heureux ne le sont pas vraiment. Ils ignorent et taisent tout simplement le malheur. Comme a dit Stendhal, « on ne guérit pas des chagrins, on s’en distrait ». C’est ça ici. Le bonheur ou la souffrance - disons l’état psychologique permanent - de chacun est fortement lié au passé. Le passé, c’est ce qui fait notre tristesse. Etre triste parce que se rappeler ces moments heureux que l’on aimerait revivre. Une jeunesse dorée et insouciante. J’aime voir ces vieux qui se remémorent des instants magiques vécus cinquante ou soixante ans plus tôt, se retrouver entre anciens amis, perdus de vue depuis des décennies. Je trouve cela magnifique. Dans la vie, les retrouvailles sont ce qui donne le plus de plaisir. Le reste n’est plus que subsistance. C’est un plaisir. Des plaisirs. Ce n’est pas un bonheur. En réalité, ce qui différencie le plaisir et le bonheur, c’est la durée. Un plaisir, c’est éphémère. Un bonheur, c’est - sinon éternel - beaucoup plus long. Ca se calcule en semaines, en mois, en années. C’est la raison pour laquelle même le plus grand bonheur du monde n’attendra jamais le paroxysme de la jouissance que peut procurer le moindre plaisir. Le bonheur est quelque chose qui n’existe pas, peut être aussi parce que le définir est une chose difficile, et peut-être même impossible. Le bonheur… Qu’est-ce que c’est ?... C’est ce qui tue Antigone, dans son opposition à Créon ; ce dernier l’envoie à la mort en prononçant cet ultime mot… « Un bien pauvre mot, hein… ». Le dictionnaire « Hachette » donne deux définitions du bonheur. La première indique qu’il est un état de bien être, de félicité. Oui. Il n’y a pas de notion de temps, mais on la sent dans le nom « état ». L’état est quelque chose, une entité qui se comprend à long terme. L’autre définition, avec laquelle je ne suis pas forcément d’accord, explique que c’est un évènement heureux. Un évènement. On se rapproche davantage de ma définition du plaisir. C’est autre chose. Presque un autre sens au mot « bonheur ». On ne s’occupera pas de cette définition. Le bonheur est indéfinissable parce qu’inconnu. L.P. me disait tout à l’heure que le bonheur est peut-être indéfinissable parce qu’on ne connaît que lui. Oui peut-être. C’est une question existentielle : qu’est-ce que le bonheur dans la société, et qu’est-ce que le malheur. Le problème est que ce sont des sentiments plus que des états, malgré leur caractère pérenne. Et un sentiment est propre à chacun. L.P. n’a absolument pas tort. Mais comme le bonheur est propre à chacun, il est indéfinissable. C’est comme la force de l’amour, qu’il est impossible à définir avec des mots. Le bonheur va au-delà des mots. Au-delà des mots… mais le bonheur n’existe pas, je pense. Il n’existe que la souffrance, la tristesse et l’infortune. Croire que l’on est heureux, c’est avoir la chance de manquer de lucidité sur ma misère de nous-même et de la société dans laquelle on vit. Pour moi, dans tous les synonymes du mot bonheur, le seul qui - dans mon esprit - lui correspond parfaitement, épouse la forme de son corps pour ne faire qu’un lorsqu’ils sont mariés comme deux épithètes indissociables, est le mot « félicité ». Le bonheur, c’est la félicité. L’apaisement. Ne plus rien désirer. C’est la raison pour laquelle on ne peut qu’espérer atteindre le bonheur qu’après avoir franchit une certaine limite d’âge. Et une fois cet âge avancé arrivé, on est tellement miné par les déceptions, par la nostalgie, par le passé, que le bonheur n’est plus possible. Le bonheur est donc un état difficile à obtenir. Sûrement impossible. J’admire profondément ceux qui ont la naïveté de croire qu’ils sont heureux. Peut-être, grâce à cette naïveté, le sont-ils vraiment ?... La souffrance… La souffrance est la négation du bonheur. Mais quand on souffre d’une réelle souffrance, on regrette même un faux bonheur. Un bonheur feint. Il y a tant d’Hommes qu’on croient heureux parce qu’on ne les voit que passer. J’en fais certainement partie. La souffrance est une chose horrible. Ce n’est pas parce que l’on n’est pas heureux que l’on souffre. La majorité des Hommes vivent dans un état comatique en attendant la mort sans même se rendre compte qu’ils passent à côté de leur vie, à côté d’eux-mêmes. Et cette souffrance est elle aussi propre à chacun. C’est l’exigence qui fait souffrir. Plus on est exigeant avec la vie, plus on est utopique, plus on aime, plus on souffre. Ces qualités font souffrir. C’est bien triste… Vivre, c’est faire les dingues. C’est partir à l’autre bout du monde sur un coup de tête. C’est oser aimer. C’est avoir le courage d’affronter des peurs et ses angoisses. C’est réconforter ses amis, même si ça nous fait mal parfois. C’est faire ce que l’on veut et vouloir ce que l’on fait. Ca, c’est vivre. Alors peut-être que la vie donne le bonheur. Mais personne ne sait vivre. Même pas moi. On survit. On surnage. Et combien de moments passe t-on sans faire un seul mouvement, à s’enfoncer au fond de l’eau un peu plus à chaque instant, à couper notre respiration, et à attendre qu’un miracle nous remonte à la surface prendre une infime bouffée d’air. Personne n’ose rester à la surface. Parce qu’il faut oser s’engueuler, oser prendre des risques, oser vivre, et aimer les autres, et aimer la vie, être impudique. C’est difficile. Ca serait tellement agréable… Si seulement on avait le pouvoir d’être heureux, parfois… La question que je me pose tout le temps, c’est pourquoi la vie fait-elle si mal ? Pourquoi est-ce qu’il faut souffrir autant pour avoir l’espoir de savoir survivre dans la dignité de la paix psychologique ? La vie est un cadeau empoisonné que seuls les plus courageux savent quitter. C’est comme un homme qui a du mal à quitter une femme, qui laisse traîner, par lâcheté. Là, c’est pareil. Mais la vie, on n'en a qu’une. Alors on a toujours ce mince espoir que le bonheur soit quand même un but. Mais qu’est-ce qu’on peut être cons, parfois… Notre vie ne se résume qu’à la culture intense mais inconsciente d’un grand cimetière dans lequel nous sommes certains de rester à jamais. Simplement, on se force à ne pas mettre de nom sur la pierre qui nous est réservée. On survole ces âmes mortes, voyageant dans le rêve de l’infini brouillard, aussi immobiles et aussi inactives que ces sépultures sous lesquelles elles sont enfermées. Oui, cultiver cela. Cultiver la mort. Parce qu’au fond, c’est la seule chose qui nous intéresse. Le seul et unique objectif de la vie est de réussir sa mort. On vit pour mourir. On ne vit pas pour être heureux. On vit pour l’Histoire. Pendant toute notre existence, nos actions et nos paroles sont guidées par ce qu’il en restera, à postérité. Car au lieu de chercher le bonheur, on cherche à laisser le plus possible de morceaux de nous sur Terre alors que l’on partira dans l’abîme de l’existence. Le bonheur n’existe décidément pas et n’existera jamais. On se croit comblé par des plaisirs au quotidien ; de l’amour, du sexe, de l’amitié, de l’écoute, de la compréhension, des loisirs et des satisfactions. C’est tout. Ce ne sont que des anti-douleurs, des palliatifs. Et la vie nous la fait perdre peu à peu. Elle est sa propre arme de destruction. Parce qu’on ne guérit jamais de nos désillusions, de nos chagrins, des coups dans la gueules qu’on se prend, non, jamais, on ne fait que s’en distraire… distraitement. Mais ça revient toujours… La vie revient toujours. Et le présent est impossible lorsque le passé est trop lourd. Et encore moins l’avenir. On ne peut pas vivre, justement parce que l’on vit. L’existence est une chose étrange, absurde et mesquine qui corrompt, qui transforme tout ce qu’elle touche en esprit de glace et en saignements abondants, pour se diriger vers la mort avec une fausse sérénité, en se disant que l’on a réussit à vivre. C’est faux. On a seulement réussi à survivre. Et ça été difficile. Ce sera ma plus grande satisfaction : avoir eu la faiblesse d’avoir réussi à survivre. 
Quand j’entends tous ces gens autour de moi, qui me gonflent avec leur bonheur, avec cette vie que l’on doit absolument aimer, à n’importe quel prix, par n’importe quel sacrifice matériel ou immatériel, par ce rejet idéologique du nihilisme, je me dis qu’ils n’ont rien compris. Moi, je veux tout. Et immédiatement. Je suis quelqu’un d’entier. Je ne veux pas me contenter d’un petit morceau de vie de temps en temps. Je veux vivre à fond, à mort s’il le faut. Je préfère vivre jusqu’à vingt-cinq ans que survivre jusqu’à quatre-vingts. Alors le bonheur… c’est un bien pauvre mot qui n’existe que dans les livres et dans les films. Le bonheur n’existe pas, n’existe plus et n’a certainement jamais existé. Je ne recherche plus que le plaisir, dans ces moments où la tristesse se fait plus évasive… Le bonheur est une religion bien trop naïve pour moi ; je n’y crois plus. 
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30-06-2006, 01:09:56 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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| 27-06-2006 Mots vivants |
Hommage à Coluche... Ca fait 20 ans qu'on s'emmerde... |
Lettre à la Sécu « Chère Madame, Je me décide à vous écrire, car je suis passé deux fois à la caisse et c’était fermé. Voici ma situation : Mon premier mari étant provisoirement mort, je vis maternellement avec un Cubain. Quand mon premier enfant a eu deux ans, la caisse m’en a coupé la moitié. D’autre part, on a coupé les bourses à mon deuxième qui ne va plus à l’école. Moi, j’ai été couchée quinze jours avec le docteur tous les jours. Je suis restée malade à cheval sur deux mois et je me suis fait soigner avec des feuilles de maladie. Comme je suis devenue veuve après la mort de mon mari, je vis avec une tierce personne. Suite au passage du contrôleur, veuillez m’envoyer un carnet de maternité. Faites un effort, mon enfant va naître, il aura besoin de lait, et mon pauvre mari ne pourra pas lui en donner, car avec ses dents de devant, il ne peut mâcher que du potage. Il a toujours mal aux dents qui sont sur son derrière. Comme le pauvre doit partir chez les fous, je vous l’envoie à votre bureau. J’espère que vous aurez pitié d’un pauvre homme, qui a sept enfants à manger, ainsi que sa femme et sa belle-mère. » Coluche . J’adore Coluche. Je sais pas quoi dire sur lui. Tout chez lui est génial. Son air con, son esprit d’à-propos, sa moquerie, son cynisme, son humour, sa capacité à balancer des bons coups de pieds dans la fourmilière, jusqu’à son assassinat, le 19 juin 1986. J’avais 3 mois et 2 jours. Oui, j’ai bien dit son assassinat. Merci à Coluche d’avoir été Coluche. On ne l’oubliera pas, et on le regrettera encore longtemps.J’adore cette grossièreté jamais vulgaire, j’adore plus que tout cette provocation. J’adore cette faculté à se moquer des politiques et des journalistes. J’adore cette répartie unique au monde. J’adore cette générosité. Je connais tous ses sketches par cœur je crois. Rire un peu aide à pallier ce noir qui nous est malheureusement offert bien trop généreusement par une existence tellement pauvre, horrible, mesquine, dérisoire et insupportable, que l’on se doit de canoniser idéologiquement des Hommes comme Coluche qui réussissent aux dépends de leur propre personne et personnage à nous donner à voir - sinon le monde moins noir - des moments d'oublis. Merci d’avoir existé, merci d’avoir été toi… 
"Autoportrait" « Camarade balayeur, grâce au syndicat et par le truchement du dialogue, tu seras l’égal du patron ! Dans le dialogue, hein ! Parce que dans le détail, tu seras payé moins, et puis c’est toi qui continueras à balayer la cour ! »« La droite a déjà son programme : ’’serrez-vous la ceinture encore cinq ans ! Après vous serez habitués !’’ » « Quand je vois un mec qui n’a pas de quoi bouffer aller voter, ça me fait penser à un crocodile qui se présente dans une maroquinerie ! » « Un mec dans une rivière, en train de se noyer, en pleine nuit, hurle : - Au secours, je sais pas nager ! Au secours, je sais pas nager. Et là un autre mec ouvre sa fenêtre et lui crie : - Eh, moi non plus je sais pas nager, et puis j’emmerde personne, hein ! » 
Affiche de Coluche lors de l'élection présidentielle de 1981 Coluche fut très tôt orphelin de père et commença à travailler dès l'âge de 15 ans. Il fit divers petits boulots avant de devenir chanteur ambulant en 1968. Son séjour au cabaret "La Méthode", en tant que régisseur, lui donna goût au spectacle. En collaboration avec le comédien Romain Bouteille, il loua un atelier de réparation de moteurs rebaptisé "le Café de la gare". Des artistes aujourd'hui très connus, tels que Gérard Depardieu, Miou-Miou, Patrick Deweare, Renaud, le rejoignirent dans ce petit atelier. Malheureusement, les tensions dans le groupe poussèrent Coluche à quitter le Café de la gare, pour former la troupe "Au vrai chic parisien". Après la scène, vint le succès à la radio (Europe 1, en 1978) puis à la télé, qui diffusa en 1974 pour la première fois "C'est l'histoire d'un mec" puis en 75 "Le Schmilblick". Avec son humour décapant, plaisant à certains et rejeté par d'autres, Coluche s'en est pris à tous les défauts tordus de notre société."Je vais foutre la merde" fut le titre de son programme à l'élection présidentielle de 1981 pour laquelle il se porta candidat. Avec plus de 10% des intentions de vote, selon les sondages, "On" le poussa à se désister en mars 81. Interprète de nombreuses comédies (Banzaï, Inspecteur la Bavure...), Coluche fut très remarqué dans "Tchao Pantin" (1983), film dramatique pour lequel il reçu le césar du meilleur acteur. En 1985, il lança les Restos du coeur, association caritative destinée à donner des repas aux sans-logis. Situation temporaire, disait Coluche, cependant les restos existent encore depuis 15 ans...  Renaud dénonça sa disparition avec cette chanson : Putain de camion
Putain c'est trop con Ce putain d' camion Mais qu'est-ce qu'y foutait là Putain de vie d' merde T'as roulé dans l'herbe Et nous, tu nous plantes là
J'espère au moins qu' là-haut Y a beaucoup moins d' salauds
Tu nous laisses avec les chiens Avec les méchants les crétins Sous un soleil qui brille moins fort et moins loin J' voudrais m' blottir dans un coin Avec Marius avec Romain Pleurer avec eux jusqu'à la saint-glinglin
Putain j'ai la rage Contre ce virage Et contre ce jour-là Où tu t'es vautré Dire qu' c'était l'été Dans ma tête y fait froid
J'espère au moins qu' là-haut T'as acheté un vélo
Lolita a plus d'parrain Nous on a plus notre meilleur copain T'étais un clown mais t'étais pas un pantin Enfoiré on t'aimait bien Maintenant on est tous orphelins Putain d'camion, putain d'destin, tiens ça craint
Enfoiré on t'aimait bien Maintenant on est tous orphelins Putain d' camion, putain d'destin, tiens ça craint |
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27-06-2006, 23:46:13 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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| 14-06-2006 Mots vivants |
Mémoire... |
 PARDONSans être de droite (ouh la la non, surtout pas), on peut, je pense, dire que pour une fois - oui, vraiment pour une fois, une seule et unique fois - Chirac - rien que le nom m’amuse - a eu raison. Et oui, aussi incroyable que ça puisse paraître, Chirac a eu raison une fois dans sa vie. Moi-même j’en suis choqué. Bon cette fois-là a été importante. Et je dois dire que - honnêtement - je suis même un peu déçu, parce qu’il a eu raison et que c’est Mitterrand qui a eu tort. Uniquement sur ce coup-là. J’aime beaucoup Mitterrand. La question porte alors sur Vichy. « L’Etat Français ». Deux questions. Cet « Etat Français » était-il légitime ? et cet « Etat Français », était-ce la France ? A la première question, je pense que l’on peut répondre « oui », sans hésiter. Il était légitime parce qu’il a été apporté par la république. Il était légitime au sens fondamental du terme. Après, je me demande souvent comment, de quel droit, la société s’est octroyé celui de légitimer cette légitimité. Si on avait tort. Si ce qui a été admit depuis des siècles n’était pas vrai. Si ces bases sur lesquelles nous vivons au niveau politiques étaient-elles plus faibles qu’on ne le pense. Ca ferait une bonne base de roman, tiens. C’est pas la question. Je me demande souvent pourquoi est-ce que cette légitimité de la République, et même plus loin, de cette société, partagée au niveau de l’idéologie politique entre la dictature (c'est-à-dire la monarchie, l’empire et le totalitarisme), la république (c’est-à-dire monarchie constitutionnelle, République) et l’anarchie, a-t-elle acceptée cette prison si facilement. C’est une question qui restera sans réponse, je pense. C’est plus qu’une question sociopolitique. C’est une véritable question existentielle. Mais l’existentialisme politique existe-t-il ? Encore moins que l’Existentialisme social. Alors l’existentialisme sociopolitique… Merci à Sartre au passage, qui embrassera sa femme pour moi. Revenons à nos questions. La première est réglée. La réponse est oui. Mais pourquoi ? Ce pourquoi, on n’a pas de réponse qui tient sur un article de blog. Ensuite. « L’Etat Français », était-ce la France. Bon on n’en est pas au point de l’existentialisme politique mais bon… La question, au dessus de ces questions inutiles et sans réponses, est de savoir si oui ou non, Vichy, c’était la France. Sur ce point, je donnerai à la fois raison à François Mitterrand et à Jacques Chirac. Je m’explique : Vichy, c’était politiquement la France. Constitutionnellement ou pas, c’est pas le problème. Mais Pétain a été nommé par la République. Donc, oui, Vichy, c’était la France. Là où ça coince, c’est que ce n’était pas le peuple. Les français n’étaient pas des collabos. Les français n’étaient pas des résistants. La grande majorité était des gens qui se cachaient et qui ne disaient rien. Qui attendaient que ça se passe. Ceux de la Colline aux mille enfants étaient rares. Je sais même plus s’ils ont été découverts, au Chambon sur Lignon. Bref. Non, « l’Etat Français », c’était pas les français, mais oui, c’était la France. On en revient alors à la première question : Si Vichy, c’était la France, qu’est-ce qui nous permet d’affirmer que cette France-là est celle que l’on doit accepter. On tourne en rond. Alors, abrégeons ces frasques politiques, cette distanciation idéologique entre Mitterrand et Chirac. Mitterrand a eu tort de ne pas le faire uniquement parce que Chirac l’a fait après lui. Il n’a pas eu tort de ne pas le faire parce qu’il ne l’a pas fait. Je ne sais pas ce que j’aurais fait à sa place. Il est normal que les peuples des pays déporteurs demandent pardon au peuple juif pour cela. Mais le faire comme ça… Pourquoi pas un referendum. Est-ce que les français sont d’accord pour que la France demande pardon au peuple juif pour toutes les atrocités commises contre lui entre 1939 et 1945 ? Bon, certain diront que c’est malsain, que c’est du racisme politique ou je ne sais quelles conneries, mais si on décide par je ne sais quel hasard de merde, qu’une République c’est le peuple qui gouverne, cela n’a rien de malsain. En conclusion, sans faire de dégoûtante et raciste discrimination positive, disons que le peuple juif - après tout ce qu’il a subit, depuis des milliers d’années en Palestine, depuis la fuite d’Egypte et les premiers signes d’Antisémitisme sous Ramsès, depuis les luttes pour Israël, depuis les guerres contre les palestiniens, depuis le génocide atroce que l’on sait pendant la seconde guerre mondiale, après tout cela - mérite un immense respect. Bien sûr qu’ils ne sont pas tout rose dans la guerre contre les palestiniens - je parle ici des gouvernants bien sûr - bien sûr qu’ils ont fait des conneries. Mais ils ont subi la plus grande horreur de tous les temps, de toute l’Histoire. Alors, voilà, en la mémoire de ceux qui ne sont plus là pour témoigner de l’inimaginable cruauté humaine, respectons ce peuple, qui le mérite vraiment. 
Heureusement, ces horreurs font partie du passé et n'arrivent plus de nos jours... En êtes-vous si sûr ? Rwanda, Chine, Corée du Nord, Liberia, Birmanie, ... Les camps de concentration existent toujours en l'an 2006. Malheureusement, ils suscitent toujours aussi peu de réactions car la Liberté et les Droits de l'Homme ne sont pas cotés en bourse ! 
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14-06-2006, 17:23:11 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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| 11-06-2006 Mots vivants |
Adolescente pétasse |
Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas faire un blog style « pétasse de quatorze ans » : ’’Salu çava? moa ouai, sa va, a par ke jme sui ENCORE enguelé avec ma conne de mère. Dfason lé paren c tous d conar y conaice ri1 2 ma vi. Bon alor chui en 3eme au colège Victor ugo. En + C pouri, doner le nom d’1 rue a 1 colège sa fé pitié franchemen ! lé cour ca va pa bi1 je suis pa fete pour l’école je croi. Plus tar jve etre coifeuse come ma copine cindy (cette salope a réusi a avoir son cap à même pa 22ans (je sai G D copine plu vieille ke moi mai jme sen vachemen mûre)) et je ve couché le plus vite posible, avec 1 D 15 mec de ma classe sof sylvain paskil a pl1 dapné ! (Lucie, L a couché avec julien, pendant les vacs après le mcdo kan C parent son parti pdt 2 jour (cette petite pute). J’alucine koi ! ’’ Voilà. Ce style-là m’énerve, encore que je ne pense pas avoir fait assez de fautes d’orthographe, de fautes de frappe, et j’ai pas assez écris en ’Texto’, à moins qu’on dise ’Totex’, maintenant (et oui, le verlan progresse à une tessevi vertigineuse. Moi-même, je viens de me faire surprendre !) C’est pour ça que je ne vais pas faire un blog ou je présente les photos de mes amis, en disant qu’on s’est tapé des « putains de bon délires », mais que « je pense que tu comprendras, hein machin ? ». Ceux qui sont pas contents, je vous crache au cul. (Désolé pour cette vulgarité, mais parfois, ça fait du bien !). Simplement pour dire que ce genre de personnes m'énerve. Elles font ce qu'elles veulent, c'est leur problème. Peut-être qu'elles ont raison après tout. Le but de chacun est d'être heureux. Si elles le sont ainsi, tant mieux. Mais je déteste ça. Et se moquer gentiment... Ca met de la bonne humeur. Gentiment... Mais bon. Une dent acérée quand même. Un peu de cynisme. J'aime bien le cynisme. J'aime pas le politiquement correct. Mais ce que j'aime, on s'en fout. Et ce que j'aime pas, encore plus. La seule question est de savoir si on aime la vie. Bonne question. Peut-être devons-nous dire "aimons-nous cette vie, notre vie ?"  Merci d'avoir le courage de venir visiter mon blog qui peut paraitre lourd à certains moments. Il y a beaucoup de mots et pas beaucoup d'images. Les internautes d'aujourd'hui n'aiment pas lire, parfois. Pas vous, faut-il croire. Merci à ceux qui se reconnaitront. Merci à ceux dont je ne fais que percevoir l'existence plutôt que voir. Merci. J'espère que je saurai vous aimer. Peut-être un jour... qui sait... |
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11-06-2006, 23:01:45 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...
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Les mots éclairent les éternelles nuits de brouillard froid et givrant |
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Je ne sais pas pourquoi je crée ce blog. Je n'ai pas spécialement envie de partager. Simplement pour vous, ceux que j'aime. C'est tout. Je n'ai rien à dire ni rien à montrer. Rester enferré dans la nuit comme on peut s'embourber dans la mort. Parce que le bonheur est un jour, et non un but. Cultiver l'art de la tristesse, encore et toujours, et écrire. Ecrire. Oui. Ecrire des mots et des phrases. Des épithètes qui précisent, qui confirment, qui structurent. Des mots qui vivent. Des mots qui touchent, qui font l'émotion. Les mots. Si on avait prédit qu'on serait malheureux, personne ne nous aurait cru... Aimer la vie. Essayer de l'aimer. Même si elle ne nous le rend pas toujours, il ne faut pas être rancunier avec la vie. C'est pas comme les amis. On n'en a qu'une. Bon voyage. |
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Citations |
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"Un livre est comme un grand cimetière où sur la plupart des tombes on ne peut plus lire les noms effacés" (Proust) "C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles" (Anouilh, dans 'Antigone', Ismène à Antigone) "Tant que l'Etat existe, pas de Liberté ; quand régnera la Liberté, il n'y aura plus d'Etat" (Lénine) "Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnait et qui la frappe a toujours tort" (Mitterrand) |
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