Bonjour Tristesse...
Des mots et des idées. Et c'est tout. Vous présenter des choses que j'ai aimées, que j'ai écrites. Rien de bien ambitieux, peut-être un peu d'outrecuidance. C'est tout. Seulement en apparence. Parce que la vie est sale. C'est une tristesse éternelle. Parce que l'Homme est parfois assez fou pour préférer goûter pendant la totalité son existence, de son temps, et même après, à la souffrance causée par les sentiments, plutôt que tenter d'entrevoir un possible bonheur. Il est normal de vouloir vivre avant de survivre. Parce que les sentiments et la raison forment une ambivalence qui détruit l'âme humaine, décéption après décéption, instant après instant, dans la nuit...
Il me restera (JJG)
Il me restera de la lumière / Il me restera de l’eau, du vent / Des rêveries sucrées, d’autres amères / Et le mal au cœur de temps en temps / Il me restera des souvenirs / Des visages et des voix et des rires / Il me restera du temps qui passe / Et la vie, celle qui fait mourir // Il me restera ces choses qu’on amasse / Sans y penser, sans compter, sans savoir / Quand on vit fort, on vit sans mémoire / Mais elle prend des photos sans qu’on sache
Guitare...
Une lumière bleue qui vient lentement. Une fumée qui se lève, au dessus de nos pas si lourds, dans la nuit, sur le béton. Plus rien ne bouge quand c'est l'heure bleue. Il est tard, ce soir. C'est presque demain. Plus que quelques heures... Et puis, une montée de guitare, une étincelle qui s'allume doucement, là-bas, au fond de la scène, un son qui monte, et une étincelle dans la nuit, qui scrute les âmes qui attendent. Un accord et tout va sauter...
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26-09-2006
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... je suis venu te dire que je m'en vais...

            Bonsoir à toutes et à tous. 

            Voilà, c’est pour dire que je m’en vais.

            Ce blog m’a servit à m’extérioriser un peu. A dire ce que j’aimais. A partager mes passions. Il tombe en ruine. Il n’existe pratiquement plus. Il souffre trop pour être guérit. Alors voilà, j’ai décidé de faire une pause. Je reviendrai peut-être. D’ici quelques temps. Je sais pas. Mais là, c’est trop. J’ai l’impression que ce blog est tout ridé, comme l’écorce des gros baobabs ou la peau des vieux éléphants.

            Merci à toutes et à tous d’avoir été là, surtout pendant l’apogée de cette page, lors de la seconde quinzaine de juillet. Mais aussi le reste du temps. Merci pour vos commentaires qui m’ont à chaque fois fait plaisir, et de temps en temps touché. Vous êtes des amours. Merci, merci, merci.

            Je vais déménager. Je vais aller habiter dans un studio, loin de l’enfer de cette grande maison. Enfin un peu de Liberté, de solitude. Mon amie, Misanthropie, va pouvoir enlever les boulets que sont ses boucles d’oreilles, et se développer enfin. La solitude. Pouvoir écrire tranquillement. Mais je ne vais pas avoir accès à Internet pendant un minimum deux semaines, à compter de dimanche soir. Je vais donc aussi conclure Nuits et insomnies..., Qui est - lui - totalement terminé.

            Je vous communique l’adresse de mon nouveau blog, Aujourd’hui je pleure, que j’ai déjà créé : http://textescourts.mabulle.com. Il y aura une catégorie qui ressemblera à ce blog, avec mes goûts et mes passions, et puis une catégorie où j’écrirai des nouvelles, des textes. Une autre avec mes avis et commentaires de la vie quotidienne et politique, quelques réflexions sans ambitions, et puis une dernière partie où je parlerai (enfin) de moi et de mon quotidien. Voilà. Quatre parties, pour un équilibre, comme les quatre points cardinaux de moi-même. J’ai simplement écrit l’article de début, mais je le commencerai mi-octobre. J’espère vous voir à cette occasion.

            Merci pour tout, vraiment. A bientôt. Prenez soin de vous. Je ne serai pas là, mais je ne vous oublie pas.

end


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26-09-2006, 01:26:47 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...

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22-09-2006 Mots vivants
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Le Vietnam

Capitale: Hanoi
Population: 81 millions d’habitants
Langue officielle: vietnamien
Groupe majoritaire: vietnamien (85 %)
Groupes minoritaires: une cinquantaine de langues dont le khmer, le cham, le thaï, le hmong, etc.
Système politique: République Socialiste

Quelques dates :

1963 : Intervention militaire des Etats-Unis.

1973 : Fin des bombardements aériens américains sur le Nord du Vietnam.

1975 : Fin de la guerre civile. Retraits des troupes américaines.

1976 : Proclamation de la « République Socialiste du Vietnam »

            Le Vietnam, au cours de cette seconde moitié de XXème siècle, a été un pays sans cesse opprimé par les conflits, l’instabilité politique, et la pauvreté. Il a été idéologiquement et politiquement pilonné, torpillé par le capitalisme et le profit. Savoir s’il a résisté est une autre histoire.

            Plus précisément, la guerre d’Indochine, pour l’indépendance du Vietnam est une aberration de l’Histoire. La France est venue au Vietnam - en gros - pour foutre le bordel ; personne ne lui avait rien demandé. En août 1945, le Viêt-minh s'installe à Hanoi et, un gouvernement provisoire de libération nationale est formé avec comme conseiller suprême le nouvel empereur. L'indépendance de la République démocratique du Viêtnam était proclamée par Hô Chí Minh. Bon, très bien. Et après, ça fout tout en l’air. En vertu des accords de Postdam  de juillet 1945, les Chinois occupent ensuite le Vietnam au nord et les Britanniques au sud. En octobre 1945, les troupes du général Leclerc débarquèrent à Saigon (mais pour quoi faire ?) et relèvent rapidement les Britanniques qui ne demandaient pas mieux que de se retirer, étant, eux aussi, aux prises avec leurs anciennes colonies. Des négociations s’engagent entre la France et le Viêt-minh. Déjà, qu’est-ce qu’elle vient faire là, la France ? Colonie ? Vietnam indépendant. Le 6 mars 1946, la France a reconnu la République démocratique du Vietnam comme un « État libre au sein de l'Union française et de la Fédération indochinoise ». Déjà c’est pas possible : Le Viet-minh a engendré l’indépendance un an plus tôt.  Toutefois, le haut-commissaire en Indochine, l'amiral Thierry d'Argenlieu, fait proclamer à Saïgon, le 1er juin 1946, un « gouvernement provisoire de la Cochinchine », ce qui entraîne une protestation du gouvernement vietnamien de Hanoi. De nouvelles négociations se déroulent en 1946, mais elles échouent. Après le bombardement de la ville de Haifong par la flotte française et la riposte des forces du Viêt-minh à Hanoi, commençe la guerre d’Indochine, tandis que Hô Chí Minh entre dans la clandestinité. En 1949, la victoire de Mao Zedong et l'avènement de la République populaire de Chine changent profondément les données politiques de l’Indochine française. Soutenues militairement, les forces du Viêt-minh passent à l'offensive. L’indépendance du Vietnam fut à nouveau proclamée par la France, avec pour chef d’État l’ex-empereur Bao Dai que le Viêt-minh refusa d’accepter. La propagande officielle française propage une étroite collaboration entre Vietnamiens et Français en vue d'un nouvel avenir politique au sein de la Communauté française. Les États-Unis reconnaissent le nouvel État (février 1950), mais accroissent leur aide matériel à la France après avoir constaté l’appui apporté par les Chinois au Viêt-minh (encore une incompréhension !). La défaite française de Diên Biên Phu, le 7 mai 1954, oblige le gouvernement français à négocier un cessez-le-feu en Indochine. En juillet 1954, les accords de Genève mettent enfin un terme à la guerre et reconnurent l’indépendance du Laos, du Cambodge et du Vietnam partagé en deux à la hauteur du 17e parallèle. Dans le Nord, l'administration du gouvernement fut attribuée à Hô Chí Minh, à la tête de la République démocratique du Vietnam (un État communiste). Un protocole prévoyait des élections générales dans le Sud demeuré occupé par l'armée française et les troupes vietnamiennes de Bao Dai.

            Il faut être pour le Vietminh, même si tout ça est terminé maintenant.

            Pour en savoir plus sur cette immense connerie, vous pouvez visiter le lien suivant : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/vietnam.htm 

            En dehors de cela, bien que pauvre, mais en cours de développement, le Vietnam est un pays fabuleux. Des paysages à couper le souffle, la Baie d’Along est située à l’est de Hanoi, sur la mer de Chine. Elle est l’incontestable huitième merveille du monde, avec ses centaines d'îles aux formes étonnantes, ses plages et cavernes qui sont nées  de l'érosion. Elles ont ainsi donné forme à ces rochers qui surgissent de la mer. « Ha Long » signifie « le dragon qui descend ». Cette région a donné naissance à de nombreuses légendes : les pêcheurs sont encore persuadés qu'un monstre marin vit toujours dans la baie et sort certains jours de brumes pour se nourrir d'embarcations. La baie d’Along, c’est l’endroit le plus magique du monde. Si seulement je pouvais y mourir… Mais il y a aussi la grandeur de Hoa Lu, surnommée la Baie d’Along terrestre, le Mékong, bien sûr, fleuve merveilleux, les villages des hauts plateaux… Je sais pas trop quoi dire d’autre. Des mots ne serviraient à rien. Le Vietnam, il faut avoir la chance d’y aller. Il faut voir des photos. Aller au Vietnam, c’est mon rêve. C’est une des grandes raisons qui me tiennent vivant : voir le Vietnam. Après, je sais que je pourrai mourir tranquille. Vietnam, Vietnam, Vietnam. J’y pense tous les jours. Tous les jours je regarde des photos, je lis des témoignages concernant la beauté de cette région. Le Vietnam, ce n’est pas seulement une Histoire. C’est aussi un présent. Et malgré la pauvreté, et malgré  C’est des choses à voir, des paysages magnifiques, surnaturels, un exotisme dépaysant, mais je m'y sentirais chez moi, c'est certain, la chaleur des tropiques, les villes et les vélos, le passé qui donne cet aspect si particulier…

            Il faut d’ailleurs que je trouve un drapeau du Vietnam pour l’accrocher dans mon appart…

            J’ai une profonde, une immense admiration pour ce pays. Le Vietnam est grand, le Vietnam est beau. 

Un dimanche à Saïgon

La clarté jaune de nos confusions

 

Les yeux bridés, les yeux fermés

Les yeux bridés, les yeux fermés

Marcher sur des flammes

Au Vietnam

Vingt ans après le sang versé

Vingt ans après le sang versé

Ne vaut plus très cher

En affaire

 

(Indochine, Vietnam Glam)

 

 

Je suis rentré d'Indochine hier matin
J'ai rapporté des dahlias et du jasmin
J'y ai laissé ma jeunesse et ma moto
Je suis rentré d'Indochine

Sur la piste Ho-Chi-Minh j'aurais dansé
En l'honneur du Vietminh j'aurais fumé
Je suis rentré d'Indochine hier matin
J'ai rapporté des dahlias et du jasmin

Je suis rentré d'Indochine et j'ai trouvé
Une vie bien trop facile bête à crever
J'ai déposé mes dahlias et mon jasmin
Je suis reparti j'ai dit salut j'vais voir plus loin

Plus loin c'est toujours l'indo que j'ai trouvé
Partout c'est l'indo ma vie ça on le sait
Et depuis je pars toutes les nuits
Je dépose un dahlia au pied de nos vies

 

(Indochine, Un singe en hiver)


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22-09-2006, 01:22:32 Vie, je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'ai pas le mode d'emploi...

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Les mots éclairent les éternelles nuits de brouillard froid et givrant
Je ne sais pas pourquoi je crée ce blog. Je n'ai pas spécialement envie de partager. Simplement pour vous, ceux que j'aime. C'est tout. Je n'ai rien à dire ni rien à montrer. Rester enferré dans la nuit comme on peut s'embourber dans la mort. Parce que le bonheur est un jour, et non un but. Cultiver l'art de la tristesse, encore et toujours, et écrire. Ecrire. Oui. Ecrire des mots et des phrases. Des épithètes qui précisent, qui confirment, qui structurent. Des mots qui vivent. Des mots qui touchent, qui font l'émotion. Les mots. Si on avait prédit qu'on serait malheureux, personne ne nous aurait cru... Aimer la vie. Essayer de l'aimer. Même si elle ne nous le rend pas toujours, il ne faut pas être rancunier avec la vie. C'est pas comme les amis. On n'en a qu'une. Bon voyage.
Citations
"Un livre est comme un grand cimetière où sur la plupart des tombes on ne peut plus lire les noms effacés" (Proust) "C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles" (Anouilh, dans 'Antigone', Ismène à Antigone) "Tant que l'Etat existe, pas de Liberté ; quand régnera la Liberté, il n'y aura plus d'Etat" (Lénine) "Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnait et qui la frappe a toujours tort" (Mitterrand)
Nuits et insomnies
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